RDC/France : menaces, voiture incendiée… qui en veut à Lumumba, le lanceur d’alerte ?

Illustration: Jean-Paul Van der Elst.

Avec son réseau panafricain de lutte contre la corruption (Unis) et porte-parole de la Dynamique Congo 2060 , le petit-fils de Patrice Lumumba, ancien Premier ministre du Congo et mort assassiné, Jean-Jacques Lumumba tente de rassembler les intelligences et énergies suffisantes devant travailler pour un Congo émergent à l’horizon 2060. Mais son action ne semble pas plaire à tout le monde… Son véhicule a notamment été pris pour cible non loin de la ville Parisienne cette semaine.

"Une plainte a été déposée en France", informe Henri Thulliez, membre fondateur de la Plateforme de Protection des Lanceurs d'Alerte en Afrique (PPLAAF) sur son compte tweeter.

Qui en veut à Jean-Jacques Lumumba ?

En effet, c'est depuis sa récente conférence de presse, en marge de la commémoration de l’indépendance de la République Démocratique du Congo, organisée le 24 juillet 2021 au Press Club Brussels, en Belgique, que le lanceur d'alerte fait l'objet de graves intimidations en France et en RDC, notamment son ordinateur volé, sa voiture incendiée et ses locataires à Kinshasa menacés d'expulsion.

Cette conférence de presse sur les thèmes suivants :– La lutte contre la corruption et Justice– Le processus électoral– Le débat sur la nationalité– La sécurité dans la partie Est de la RD Congo a fait couler beaucoup d'encre.

Il ne s'arrête pas là, en entretien avec le journaliste français Hubert Leclercq du magazine afrique.lalibre.be le 27 juillet dernier, Jean-Jacques Lumumba revient sur le dernier rapport de l’APNAC-RDC (Réseau des parlementaires africains contre la corruption) qui accable l'administration Tshisekedi évoquant un chiffre dépassant "7,9 milliards de dollars américains volatilisés sous plusieurs formes, à savoir l’opacité de la gestion des impôts, les détournements, la mafia, la spoliation, le maquillage des chiffres, les abus de pouvoir, la complaisance dans les transactions bancaires par la Banque Centrale du Congo, la fraude douanière, etc… "dit-il en se basant sur le rapport de l'APNAC.

À la question de savoir si Félix Tshisekedi était-il au courant de cette malversation financière qui gangrène la RDC depuis son arrivée, Jean-Jacques Lumumba répond :" Il est le Président de la République Démocratique du Congo et la personne la mieux informée du pays d’autant plus que selon le même rapport, la Présidence de la République est impliquée à raison de 11,48% des cas relevés dans le rapport APNAC-RDC. Ce qui signifie en d’autres termes que la première institution du pays trempe dans des cas de corruption et fait perdre près de 800 millions de dollars américains à la République sans oublier le Parlement et le Gouvernement Central. A eux trois, ils avoisinent 50% du total de la corruption".

Juste après cette dernière interview, les intimidations se sont accentuées à l'égard de Lumumba qui a vu sa voiture incendiée en moins de 48 heures. À qui profite ce crime ? L'avenir nous en dira plus !

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