RDC: Félix Tshisekedi exige de fouiller le contrat sino-congolais

Le président Félix Tshisekedi. Ph de tiers.

Décidément, le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi est résolu à voir clair sur le contrat Sino-Congolais. Au cours de la 19e réunion du conseil des ministres, le chef de l'État a demandé à Alexis Gizaro Muvuni, Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics de présenter l’état des lieux de l’exécution technique et financière des projets inscrits dans le contrat dit Sino-Congolais, et à Antoinette Nsamba Kalambayi, Ministre des Mines d’en faire autant dans son secteur.

Félix Tshisekedi a circonscrit le contexte de la signature de ce contrat en 2008: le souci de capitaliser toutes les sources disponibles de financement des infrastructures.

 L’exécution des grands projets d’infrastructures inscrits dans ce cadre avait été interrompue, notamment, pour des raisons techniques liées à l’insuffisance d’énergie électrique pour la production minière. Ce problème étant réglé par le lancement imminent de la centrale de Busanga, la mise en œuvre de ces projets devrait être relancée sans tarder », a dit Félix Tshisekedi.

Le Président de la République a indiqué qu’il s’attèle à trouver des solutions à court, moyen et long terme de manière à mettre le pays sur les rails du développement en promouvant les structures et mécanismes visant à assainir le climat des affaires et ainsi dégager des ressources pour la construction des infrastructures et permettre au pays d’être relié et faciliter les transactions.

Le Contrat Chinois a été arrêté finalement à 6,6 milliards USD dont 3 milliards USD pour les infrastructures et 3,6 milliards USD pour le projet minier. 

Actuellement, Antoinette Nsamba effectue une mission dans les provinces minières du Nord-Kivu, Haut-Katanga et Lualaba pour des consultations avec les parties prenantes afin de déboucher sur la revisitation des contrats miniers afin que le secteur minier contribue, à juste titre, au développement des infrastructures et l'amélioration des conditions de vie des congolais.

Chris Lumbu

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