RDC/ Environnement : le plan Bazaïba en 10 points

La VPM à l'environnement et développement durable, Ève Bazaiba. Ph presse présidentielle

La Vice-première ministre en charge de l'Environnement en République Démocratique du Congo, (RDC) Ève Bazaïba Masudi a exposé son cahier des charges portant "mesures urgentes relatives à la gestion durable des ressources naturelles" à la réunion du conseil des ministres ordinaire du vendredi, 9 juillet 2021 présidée par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo par vidéo conférence.

Selon le porte-parole du Gouvernement Congolais, la patronne du secteur de l'Environnement a articulé son intervention autour de 10 points essentiels liés à la gestion durable des ressources naturelles, des forêt au regard des enjeux et défis écologiques de l’heure dans le souci d’assainir la gestion du secteur de l’environnement, d’instaurer la bonne gouvernance et de mettre en œuvre la stratégie d’élargissement de l’assiette fiscale.

"Regroupées en deux (2) principaux axes (changement climatique et crédit carbone ; et, gestion de forêts), lesdites mesures préconisées portent sur :

  • L’institution de la Taxe Carbone ;
  • La création de l’Autorité de Régulation du Marché de Carbone ;
  • Le lancement des études en vue de l’élaboration de la politique nationale sur le changement climatique et l’adoption d’un cadre légal y relatif ;
  • La tenue des états généraux de la forêt de la République Démocratique du Congo et la poursuite
    de l’opérationnalisation du Conseil Consultatif National des Forêts ;
  • L’élaboration d’une Politique Forestière Nationale pour la République Démocratique du Congo ;
  • La Re-visitation des concessions forestières octroyées à ce jour ;
  • L’institution d’une Commission chargée d’examiner la situation des bois rouges abandonnés et/ou stockés dans l’ex-province du Katanga ;
  • La levée du moratoire en cours en matière d’octroi des titres d’exploitation forestière ;
  • La prise d’un Arrêté interministériel portant suspension de l’exportation de toutes essences de bois
    d’œuvre en République Démocratique du Congo ;
  • La conciliation des données statistiques entre les services qui interviennent dans le secteur de l’environnement (DGDA, OGEFREM, OCC, DGRAD, DGI, etc.)", a résumé Patrick Muyaya, le patron de la communication gouvernementale dans son compte-rendu consulté par election-net.com

Déterminée "d'améliorer la gouvernance environnementale et de mettre la République Démocratique du Congo au même diapason que ses pairs, au regard du contexte global dominé par le changement climatique et les enjeux politiques, économiques et financiers qui en découlent", Eve Bazaïba Masudi n'entend rien lâcher pour promouvoir ce secteur potentiellement riche dans son pays, mais les populations locales croupissent dans la misère à cause des politiques publiques appliquées jusqu'à présent dans ce secteur.

José-Junior Owawa

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