RDC/Entérinement des membres de la CÉNI : enfin, Moïse Katumbi donne sa position

L’entérinement des 12 sur 15 membres de la commission électorale nationale indépendante (CENI) par l'Assemblée nationale ne cesse d’alimenter la polémique au sein de la classe politique et sociale Congolaise.

Dans sa lettre de 3 pages adressée au président de la République, le Président d’Ensemble pour la République, Moïse Katumbi appelle Félix Tshisekedi à rejeter purement et simplement la liste entérinée par la chambre basse du parlement.

« En nous rassurant hier dans vos discours que vous ne laisseriez aucun engagement politique de quelque nature que ce soit primé sur l’intérêt supérieur du peuple congolais et en nous assurant que vous ne ménageriez aucun effort pour préserver la paix et l’unité nationale, vous me donnez aujourd’hui l’occasion de vous demander de rejeter purement et simplement la liste entérinée par l'Assemblée nationale. Cautionner les irrégularités qui ont émaillé le processus d’entérinement des membres de la CENI conduira inévitablement le pays vers un nouveau cycle de désordres », peut-on lire dans cette lettre du 20 octobre dont copie parvenue à electionnet.com.

Moïse Katumbi appelle, par ailleurs, Félix Tshisekedi, à forger l’indispensable consensus seule voie à même de garantir un cycle électoral apaisé là où l'Assemblée nationale a échoué.

« Hier, vous avez rejeté une première fois et à juste titre une première liste non-consensuelle. Nul ne peut envisager un seul instant qu’aujourd’hui le Chef de l’État puisse avaliser le travail partisan d’une commission paritaire contestée au risque de jeter sur la CÉNI un tel voile de suspicion qu’il lui sera impossible d’accomplir sa mission d’organiser, en toute indépendance, neutralité et impartialité des scrutins libres, démocratiques, transparents et inclusifs », poursuit-il.

Toutefois, il souligne que lui et les siens, ne sont pas à la recherche des postes. Par contre, ils demeurent soucieux de préserver les valeurs de la République au rang desquelles figure le consensus qui demeure ferment de la cohésion nationale.

Selon lui, il revient donc aujourd’hui au successeur de Joseph Kabila de rassurer le peuple congolais de sa volonté de mettre en œuvre les engagements qu’il avait pris « en nous appelant tous à bâtir avec vous l’Union Sacrée pour la Nation».

Jean-Paul Tshimanga

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