RDC : EGAL dénonce des pratiques frauduleuses au sein de la douane

Bâtiment de la DGDA. Ph. Tiers

Dans l'optique d'aider le trésor public de la République démocratique du Congo (RDC) à maximiser les recettes en douanes, la société EGAL dénonce la minoration frauduleuse qu'elle a constaté lors de l'importation des marchandises de la société New Look.

Dans une correspondance adressée au directeur de général a.i de la DGDA dont une copie a été réservée à plusieurs autorités congolaises, la société accuse la DGDA d'avoir occasionné une perte au trésor public d'au moins 961.290.816 CDF lors de la perception de la douane sur les marchandises déclarées par la société New look au poste douanier.

"En effet, il revient de constater qu'au mois de décembre 2020 en cours, la société New look a importé 3.203.460 tonnes de divers produits alimentaires congelés (…)" informe ÉGAL avant de poursuivre :

"(…) La série de déclaration ci-haut énumérée à la valeur totale FOB de 634.507. USD couvrant la cargaison, redressé à hauteur de 2.636.158 USD par bureau Véritas/ Bivac lors du contrôle à l'embarquement.
Dans le même ordre, la DGDA a perçu inexplicablement 502.500.719, 37 CDF pour compte du trésor public au titre des droits d'entrée augmentés de la TVA sur toute cette valeur FOB sous-évaluée en lieu et place de 1.418.791.535,49 CDF (…)" et de conclure :

"Comme vous pouvez vous en rendre compte, ces déclarations ont généré un manque à gagner estimé à 961.290.816 CDF au détriment du trésor public" peut-on lire dans ce document.

ÉGAL appelle ainsi donc la justice congolaise ainsi que les structures de lutte contre la corruption à se saisir du dossier.

"Tel que renseigné les autorités qui nous lisent en copie particulièrement le directeur de la valeur de la DGDA, les cours d'appel de Kinshasa/Gombe et de Matadi, la CENAREF, l'APLC feraient œuvre utile en demandant à l'importateur mis en cause les originaux des factures des fournisseurs Européens délivrés à son intermédiaire afin d'en vérifier la traçabilité du circuit financier qui frise le blanchiment des capitaux" appelle ÉGAL.

Inès Ifwanga