RDC-Dissolution de l'Assemblée nationale: Ce scénario est-il envisageable et quelles en seraient les conséquences ?

Activiste de droit de l'homme et chef des travaux à l'université de Kisangani, Dismas KITENGE réagit suite aux propos de Félix Tshisekedi sur la dissolution de l'Assemblée nationale mais aussi a la réplique de Jeanine Mabunda présidente de l'assemblée nationale. Pour Dismas, nous allons vivre trois scénarios pendant le quinquennat de Félix Tshisekedi.

Il s'agit de:

  1. Scénario réaliste : la coalition Fcc-cach tient le coup tant bien que mal avec des arbitrages fréquents et recadrages politiques et stratégiques nécessaires qui vont entraîner une lenteur et une lourdeur sur le fonctionnement des institutions.
  2. Scénario pessimiste : une crise politique grave éclate qui emporte toutes les institutions et institue un autre schéma de transition et de retour aux élections véritablement démocratiques.
  3. Scénario optimiste : les deux camps se font des concessions réciproques et harmonisent des vues et des programmes pour une réussite commune.

Dismas KITENGE pense que et le président de la république et la présidente de l'assemblée nationale disposent des leviers constitutionnels et politiques suffisants pour mettre l'autre en difficulté.

" Oui le président dispose de ce pouvoir pour dissoudre l'assemblée nationale moyennant le respect strict des conditions de fonds et forme qui sont explicitement énumérés dans notre constitution" précise-t-il.

La dissolution, une arme de dernier recours?

Une dissolution de l’Assemblée nationale décidée par Felix Tshisekedi entraînerait des élections législatives anticipées . Or, Pour cet activiste de droit de l'homme, le vrai problème politique actuel en RDC demeure sur le déficit démocratique de légitimité politique dont souffrent toutes nos institutions politiques actuelles.

Dans ce cas de figure, si jamais le Président de la République arrive à prendre la décision de la dissolution de l'assemblée nationale, il ouvrirait la voie à une série des crises et des tensions. Le Cach perdrait le contrôle des institutions et une cohabitation se ferait jour. Certes, une telle cohabitation pourrait éventuellement remettre "en selle le président Tshisekedi pour la présidentielle de 2023.

Pompon BEYOKOBANA depuis Kisangani

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