RDC/Discrimination au ministère des Affaires étrangères : l’espace Grand-Kasaï serait pris pour cible ? (Analyste indépendant)

Alors que nul ne peut être victime de discrimination sur la base de ses origines ethniques, au ministère des Affaires des étrangères, ce principe sacrosaint de la Constitution congolaise est foulé aux pieds sans que personne n’en parle. Sur place à Kinshasa, comme partout à travers dans les ambassades de la RDC, les nominations des luba dérangent. Leur péché, c’est d’être de la même tribu que président de la République Félix Tshisekedi. Qu’est-ce qui se passe au ministère des Affaires étrangères ? On vous explique tout.

La fatwa contre les Congolais de l’ethnie luba observée au ministère Affaires étrangères a pris des proportions tellement inquiétantes qu’un lanceur l’alerte est passée à notre rédaction pour nous raconter, selon lui, le calvaire que vivent les Congolais de cette ethnie. A l’en croire, toute nouvelle nomination luba dans ce ministère ou dans différentes ambassades et représentations diplomatiques de la RDC, aussi normalement constituée soit-elle, est toujours sujette à polémique.

Si les nouveaux engagés de l’espace Grand Kasaï travaillent sous le feu des critiques dans ce ministère, l’infime minorité qui s’y trouve déjà tant à l’interne qu’à l’externe sont victimes d’invectives et diffamations de tout genre. Ce qui n’est pas sans conséquence sur leur rendement. Bref, ils travailleraient dans un environnement qui leur est très hostile.

Pour les auteurs de ces intimidations, une oligarchie longtemps constituée dans le corps de ce ministère régalien depuis 17 mai 1997- mouvement discriminatoire et conservateur- les agents et diplomates Lubas du Minaffet ne devraient pas occuper des hautes responsabilités au sein de cette institution parce que le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est ressortissant de l’espace grand Kasaï.

Alors que cet argument aux allures de la haine tribale est subjectif, au lanceur d’alerte lui-même de se demander : « Si tel est le cas, au nom de quel principe les ressortissants d’une province bien connue, sans la citer, sont en nombre et en quantité dans tous les postes diplomatiques stratégiques depuis maintenant plus de 22 ans. Période pendant laquelle le pays a été dirigé par deux chefs d’Etat de cette province, a ajouté le lanceur d’alerte qui a toujours refusé de citer le nom de la province, même si cela saute aux jeux.

L’affaire fait grand bruit

A la représentation nationale, cette affaire de la haine tribale a fait grand bruit. C’est la raison pour laquelle, les élus du peuple n’ont pas hésité à lancer depuis près de deux semaines, à Kinshasa, siège des institutions de la République, une campagne de grande envergure pour stopper les velléités tribales qui empestent les institutions et l’administration du pays. Pour eux, l’unité nationale reste le leitmotiv de vouloir vivre ensemble des Congolais.

L’unité nationale, cheval de bataille du Chef de l’Etat

Tout de suite arrivé au pouvoir en janvier 2020, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi a fait de l’unité nationale et de la méritocratie son cheval de bataille. Il suffit de voir la composition de son Cabinet pour s’en rendre compte. Et delà de son cabinet, on s’aperçoit qu’il y a également un parfait équilibre géopolitique à la tête de différentes institutions du pays.

Réduire le président de la république Felix TSHISEKEDI à une tribu alors qu’il est le symbole de l’unité nationale, c’est manquer du tact. En lançant la campagne contre la haine tribale, les députés nationaux ont vu juste, ils sont restés fidèles à l’idée d’un Congo indivisible, grand et prospère.

Pour ce qui est précisément de la montée de la haine tribale au ministère des Affaires étrangères, il convient de préciser toute l’importance des nominations fondée sur la méritocratie, ceci est d’autant vrai dans la mesure où la machine diplomatique d’un pays est ce que représente le sang dans le corps humain, la gripper, c’est condamner le pays à l’isolement diplomatique, alors que le contexte actuel ne s’y prête pas du tout.

Il est avéré que cette animosité à l’égard des compétences éprouvées des ressortissants de l’espace Grand-Kasaï fragilise déjà l’appareil diplomatique du pays, pas besoin d’attendre que tout l’édifice s’écroule, avant d’établir les responsabilités. Ce sera trop tard, autant agir illico, point n’est besoin de dire que le péril est en la demeure.

« Le chef de la diplomatie congolaise, à savoir, le VPM Christophe Lutundula, doit ouvrir l’œil et le bon, afin de mettre un terme à cette nouvelle forme de discrimination qui a élu domicile dans son secteur. Ne pas le faire, c’est jeter en pâture les intérêts du pays ».

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