RDC/Désignation du Président de la CENI : Ces répliques-aveux du « G6 » incapable d'argumenter les accusations du duo CENCO-ECC (Décryptage)

Les chefs de confessions religieuses. Ph de tiers

Après la sortie des églises catholique et protestante qui ont présenté ce qu’ils ont estimé être un rapport global des péripéties qui ont caractérisé et émaillé le processus de désignation du prochain président de la Commission électorale nationale indépendante, le groupe des six autres confessions religieuses (G6) qui ont participé à ce processus s’est, à son tour produit pour engager ce qui, au finish, n’aura été qu’une réplique aux faits avancés par l’abbé Nshole et le Pasteur Éric Senga. En effet, on retiendra du G6 sa détermination à défendre la candidature de Denis Kadima jusqu’au bout en se basant sur l’unique critère de ses compétences avérées en matière électorale.

Pour le reste, on a attendu en vain du G6 des arguments ou des faits pouvant réfuter les points de divergence évoqués par le duo Cenco et Ecc pour justifier le rejet de la candidature qui pose problème. Pour le résumé, ce tandem a évoqué des soucis de moralité nés de plusieurs faits allant des intimidations aux menaces en passant par des tentatives de corruption des représentants de certaines confessions religieuses au profit de la candidature de Denis Kadima ; des faits qui, selon ce duo, devraient justifier la disqualification de cette candidature pour cause de l’immoralité qu’elle revêt, quelles que soient ses compétences. Ce duo évoquait, pour ce faire, le cas de Ronsard Malonda qui, malgré ses compétences indéniables, avait été disqualifié pour cause de l’immoralité qui avait caractérisé les élections de 2018 à l’organisation desquelles il avait participé.

Des aveux en lieu et place des répliques

On a donc attendu en vain du G6 le démenti aux allégations de menaces, d’intimidations, de tentatives de corruption ou encore de prise en charge par le Trésor public à travers le logement de certains membres du G6 au Fleuve Congo Hôtel. À la place, le G6 a, par exemple, allégué l’illégalité des enregistrements non autorisés dans le simple but de disqualifier ces preuves sans attaquer leur contenu. Une tentative qui, cependant, n’apporte aucune démonstration contraire des faits de menaces, d’intimidations et de tentatives de corruption dont a bénéficié la candidature Malonda. Au contraire, cette démarche constitue un aveu des faits que, comme dans un procès, on tente d’écarter de l’attention du juge lors du délibéré d’une cause. Mais dans un procès de moralité, ce genre de manœuvre constituerait, dans le chef de celui qui en use, une circonstance aggravante.

Dans le même ordre d’idées, lorsque le G6 tente de diaboliser le Pasteur Éric Senga en alléguant une demande de justification de 100.000$ qui lui auraient été imputés à l’Ecc, cela résonne nettement comme une reconnaissance ou, pire encore, une justification, un aveu ou une légitimation de la prise en charge au Fleuve Congo Hôtel que le même Éric Senga avait alléguée.

Quand le G6 en revient aux intimidations

On peut, enfin, se demande à quoi veulent en venir les six confessions religieuses en voulant opposer les catholiques et protestants au chef de l’État qu’ils disent être ciblés par ces deux dernières. Il s’agit, estime un observateur, d’une « nouvelle forme d’intimidation à l’instar des premières qui étaient allées jusqu’à la corruption ».

On peut en dire autant lorsqu’il parle d’emprisonnement au sujet des enregistrements qui, manifestement, font peur.

Avec JEK

1 thought on “RDC/Désignation du Président de la CENI : Ces répliques-aveux du « G6 » incapable d'argumenter les accusations du duo CENCO-ECC (Décryptage)

  1. C'est regrettable pour le Congo. On donne un job à un groupe sensé être guidé par le Saint-Esprit, et on assiste à un théâtre de chez-nous !!!!
    C'est indigne des un et des autres.
    Il faut changer la loi de la CENI et écarter les confessions dans le choix du Président de la CENI.
    Ce texte parle de RONSARD et précise bien qu'il avait été jugé par rapport à son travail de 2018. Mais KADIMA on veut l'écarter à cause de personnes tierces. Mais on n'a rien à lui reprocher en tant qu'individu. La CENCO et l'ECC ne veulent pas que les autres soient indépendants d'eux. C'est tout.

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