RDC: début de la fin du long règne du clan Kabila

Joseph Kabila Kabange au Sénat/photo de tiers

Les manifestations ont éclaté lundi 7 décembre, au lendemain de l'annonce de rupture de la coalition de pouvoir entre le chef de l'État Félix Tshisekedi et le FCC de son prédécesseur Joseph Kabila. Deux ans après, le président de la République se sépare de son désormais ex allié.  

L'objectif de Tshisekedi n'est pas non seulement également d'écarter le premier ministre et la présidente de l'Assemblée nationale proches de Kabila qui dénoncent une violation de la constitution en appelant les partisans du président de la République à se retirer des institutions. Après consultations des représentants des forces politiques et sociales du pays, Tshisekedi a récolté les avis et suggestions pour une sortie de crise, née des dissuasions, d'une part entre le Front Commun pour le Congo, FCC, et le Cap pour le changement et le chef de l'État réitère son appel à la création  de l'union sacrée, pour sortir le pays de l'impasse.

Le Président de la République démocratique du Congo soutient que le partenariat FCC-CACH, n'aura pas été capable de permettre la réalisation de son programme pour lequel il a obtenu du suffrage de la population.

Alors que Félix Tshisekedi , veut créer une nouvelle majorité parlementaire pouvant le permettre à assurer sa politique de gouvernance du pays, ses partisans se sont affrontés ceux de l'ancien autour du palais du peuple.

À l'intérieur de l'Assemblée nationale, d'autres heurts ont lieu, les députés pétitionnaires ont empêché à la présidente, Jeanine Mabunda, de présider la séance plénière estimant qu'elle était sous le coup d'une action, un des plus et moins âgé de députés devaient occuper le siège pour conduire le débat afin examiner les pétitions.

Les manifestants ont même détruit le perchoir et vandaliser le siège de la présidente.  Face à cette tension, le bureau de la Kabiliste a tenté de clôturer en catastrophe la session de Mars 2020 pour échapper à cette situation , prenant à contrepied le secrétaire général de la chambre qui a convoqué pour sa part, une séance plénière pour débuter le Processus d'éviction de Jeanine Mabunda consideré comme un coup un coup fatal au clan Kabila.

« Seule l’honorable présidente a le pouvoir exclusif de convoquer les plénières sur pied de l’article 31 alinéas 7 du Règlement intérieur, » ,a insisté Boniface Balamage.

Le deuxième vice-président de l'Assemblée nationale prévient que " toute aventure hasardeuse de convoquer par une voie biaisée les honorables députés est illégale , et sera vouée à l’échec et exposera ses auteurs à des conséquences graves" Au conseil de sécurité de l'ONU, la cheffe de la Monusco Leila Zerougui a déclaré que Le pays ne pouvait pas se permettre uns crise institutionnelle grave.

Patrick Félix Abely