RDC: Constant Omari, tous les chemins l'ont mené aux instances du football

Constant Omari Selemani, Président intérimaire de la CAF echangeant avec quelques membres de la CAF dont Mr Ahmad le président suspendu de l'instance Ph; de tiers

Constant Omari Selemani préside la Fédération Congolaise de  Football Association depuis 2003. Il est devenu par la suite, membre du Conseil de la FIFA en 2015, soit douze ans après son avènement à la tête de l'organe technique du football congolais. Le 13 novembre 2020 il a été  nommé président par intérim de la Confédération africaine de football après la suspension pour Cinq ans de  Mr Ahmad poursuivi par la commission d'éthique de la Fédération internationale de football association FIFA pour des faits de corruptions. L'homme qui dirige le prestigieux organe du football est du cercle rapproché du président sanctionné de la CAF. Selon nos sources, Il aurait même abandonner son intention de se présenter à nouvelle élection de Mars à la CAF pour soutenir la candidature du malgache et qui a fait recours au tribunal arbitral du sport  pour trouver gain de cause.

Constant Omari Selemani , ex directeur à la SCTP  devenu figure emblématique du football congolais, ne fait pas certainement l'unanimité  au pays pour son mode de gestion ,il est parvenu quand-même à s’imposer et asseoir son autorité contre  la volonté certaines  autorités politiques  de la RDC qui ne  souhaite pas  le voir avec une main mise sur la gestion  du football Congolais , De ce coté ; le circuit semble être verrouillé car la FIFA a mise en garde   sur l'ingérence des gouvernements dans les affaires de ses  organisations membres.

La gestion du football par Mr Omari est décriée,  elle est  marquée par un manque de  politique de  développement selon les spécialistes. Ces derniers estiment que la FECOFA comme organe technique du football demeure dans  les tâtonnements. Les résultats parfois moins performants de l'équipe nationale  ces 15 dernières années montrent combien les chooses ne sont pas bonnes pour le ballon rond au Congo. Prées de 20 ans , un bilan mythigieux ,pas de bonnes infrastructures adéquates pour la pratique du football, cette situation corrobore avec  les résultats d'une mission d'inspection des stades qui a conclu que la RDC en dehors du stade du Tout Puissant Mazembe  le pays  n'a pas assez des stades qui répondent aux normes.

« Le football congolais est dans une désorganisation mise en place par Constant Omari », S’insurge  Merline Kanza. Pour lui, la  carence d’organisation et  voir  d’infrastructures devaient impacter le niveau du football congolais. Il soutient que Constant Omari est un dictateur du football congolais , et est  troisième entraîneur de la sélection nationale.

« Il est dictateur parce que personne ne peut diriger une fédération pendant près  de 20 ans.  On change même le président de la république, des ministres, des entraîneurs à la sélection nationale. Mais pourquoi ne pas changer le président de la Fédération ? » S’est-il interrogé.

« Cela démontre, dit-il, que le Mobutisme est toujours dans ce Monsieur. Il fait tout comme Mobutu, et il a emmené la dictature dans le milieu sportif, c’est que nous condamnons. Omari et ses amis sont un troisième entraîneur de la sélection qui modifie la convocation des joueurs. Nous sommes bloqués parce qu’Omari demeure éternel. Il est temps qu’il parte »,soutient Kanza en poursuivant que sa présence à la tête de la CAF est une insulte vu sa megestion à la FECOFA.

Pour sa part, Patrick Lupika, correspondant de la chaine française Canal + basé à Kinshasa, suggère que la Philosophie  du football congolais soit repensée  et invite  la Fédération Congolaise  de football association à ne pas se baser sur la politique du flou, les résultats aux interclubs de la CAF du TP Mazembe où Vita Club, n’émanent pas de leurs efforts mais plutôt des clubs eux-mêmes.

Patrick Lupika Kabwisi , Correspondant de Canal + sport en RDC

« Des résultats qui sont aujourd’hui obtenus en compétition interclubs, par exemple pour Mazembe ce sont des efforts de Moïse Katumbi et pour Vita , les efforts de Tango Four, nullement la contribution de  la Fédération. La politique est un peu flou autour du football congolais on a du mal à sortir de cette torpeur dans l’organisation. Avec la Vodacom Ligue 1, on essaie de donner une autre image. Il faut repenser la philosophie du football congolais, ce qui est très important avec tout ce que nous avons comme qualité on a mieux à offrir au monde dans cette discipline vu la ressource humaine que nous possédons dans le monde du football. Il faut qu’il y ait un suivi au niveau de la Fédération .» soutien Patrick Lupika.

 Mais, «  Il faut repartir dans les fondamentaux, essayer de mettre une base solide. Quand on voit certaines sélections qui vont très loin avec nos joueurs congolais comme la Belgique, la France...avec une bonne politique à la base, inscrit à mesure de retenir tous ses joueurs talentueux. Aujourd’hui le football congolais est entrain de mourir à petit feu, avec ce qui se passe, certains joueurs congolais préfèrent aller au Maroc alors qu’à l’époque les congolais rêvaient aller en Belgique, et ce, pour recevoir les coquêtes sommes de 6 à 7 milles euros. On est entrain de descendre parce qu’il y a des jeunes qui montent en puissance qui sont dans l’obligation de quitter le championnat et il faut regarder au niveau de nos équipes qui sont dans une baisse de régime totale. Quand tu regarde certains matches de la Vodacom Ligue 1, tu te dis avec le niveau de la dernière ligue des champions, l’Ah Ahly et le Zamalek, on se rend compte que c’est le jour et la nuit. On risque d’avoir une promenade de santé quand il sera question des compétitions interclubs. Quand tu vois l’actuel leader du championnat, le Maniema Union battu par une équipe qui n’est même pas dans le top 3 du championnat sud africain, Il faut vraiment se mettre autour d’une table, redéfinir les priorités, il faut avoir un canevas précis, repenser la philosophie du football congolais. On ne doit pas rester sur les résultats des clubs comme Mazembe ou le CHAN, c’est une trompe l’œil, d’où il faut faire plus que ça pour porter très haut le flambeau du foot congolais. » A-t-il conclu.

Par ailleurs, ce journaliste suggère un suivi de certaines grosses sommes  d’argents parvenues à la Fédération telles que « Le projet Fifa for World, un projet financépar  les Fédérations chaque saison à l’échelle de plus de 2 millions , après  le projet FIFA for World 1.0 autour d’un millions pour ne citer que cela . La FIFA a augmentée la donne pour le 2.0 et a aussi  financé  pendant la période de Coronavirus les Fédérations pauvres dont la  FECOFA  pour aider à  payer les droits de participation des clubs au championnat, mais aussi  l’affiliation des joueurs à la Linafoot.

«  il devrait y avoir une comptabilité claire autour des grosses sommes que la FECOFA  a reçu et  qui pouvaient même aider à certains clubs qui évoluent dans une pauvreté extrême de  jouer la LINAFOOT et  de les subventionner»  

Theo Liko