RDC : « Congo hold-up est une grossièreté », John OMOMBO du BCPSC

John OMOMBO, porte-parole du BCPSC.

Face aux accusations contre les entreprises et le secrétaire exécutif du Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais de construction d’infrastructures, Moïse Ekanga, contenues dans le rapport des enquêtes d’un groupe des ONG et médias occidentaux, le BCPSC s’est vu dans l’obligation d’éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale et internationale, ce lundi 6 décembre 2021.

Selon son porte-parole, John OMOMBO, toutes ces accusations ne visent qu’à discréditer les autorités financières congolaises mais aussi à poursuivre l’œuvre de la déstabilisation de la RDC et empêcher son peuple de bénéficier de ses richesses du sous-sol.

« Malheureusement, le Congo ne peut pas être un paradis géologique et demeurer éternellement un enfer chronique pour ses populations. Les révélations faites par l’IGF démontrent à suffisance que les accusations de Congo Hold-Up ne sont ni plus ni moins une grossièreté », a dit le porte-parole du BCPSC au cours d’un point de presse.

Pour dissiper la confusion semée par ces rapports de Congo hold-up, accusant le sénateur Moise EKANGA, secrétaire exécutif du Bureau de coordination et de suivi du programme sino-congolais de construction d’infrastructures, de détournement et de faire de la SICOMINES une affaire personnelle de Joseph Kabila, président honoraire de la RDC, John OMOBO a expliqué que le BCPSC est un service public placé sous l’autorité du premier ministre. Il assure le suivi et l’exécution de la convention entre la RDC et le groupement des entreprises chinoises relative au développement d’un projet minier et les projets d’infrastructures en RDC depuis 2008.

John OMOMBO a aussi dénoncé la « malhonnêteté » des journalistes qui ont publié ces rapports.

 « Je pense que la réponse se trouve dans les révélations faites par l’IGF, parce que vous parlez de la famille Kabila, nous avons parlé d’un fixisme sur les personnalités. Cette enquête n’a aucune crédibilité à notre niveau. Parce que nous avons été saisi le 2 novembre dernier, le journaliste qui saisit le bureau impose un délai et le bureau répond le 3 novembre. Bien qu’il y a eu confusion dans les questions dudit journaliste, moi j’ai répondu, malheureusement RFI et les autres organisations n’ont pas fait mention de cela et ce n’est pas du tout honnête. Parce que nous avons écrit officiellement pour dire qu’étant donné que dans le document, plein de confusion, qui nous avait été envoyé, on a fait mention des enquêtes qui étaient en cours, par les instances financières nationales, notamment l’IGF et la CENAREF. Et j’ai écrit pour dire que le délai de trois jours était court pour les enquêtes qui ont été déployé sur plusieurs mois et les enquêtes étaient en cours, il était donc souhaitable qu’on attende les conclusions de ces enquêtes, pour que le BCPSC réponde. Malheureusement, on a fait une publicité qui s’est fixée sur les personnalités et on dit le BCPSC n’a jamais répondu malgré la lettre de deux pages que nous avons envoyée ».

Pour lui, il faut donner de la chance aux instances nationales compétentes de faire leur travail conformément à la loi. Il n’appartient pas aux journalistes ou aux ONG de se substituer aux instances financières nationales et même aux instances judiciaires nationales, mais nous respectons la démarche journalistique.

« Il n’y a donc aucun fait qui démontre que l’argent dont on parle, serait parti dans les mains de l’ancien président Kabila et de ses proches. C’est l’IGF qui le dit, que voulez-vous que le BCPSC dise encore », s’est-il interrogé

Le Bureau de coordination qui ne peut pas décider à la place du gouvernement face à ces accusations, demande aux journalistes de Congo Hold-up de travailler en toute objectivité.

« Comme la Bible dit mon peuple meurt faute de connaissance, il est de notre devoir de recadrer, lorsque les gens évoquent des fausses informations. Et désormais, nous allons nous adapter au système de communication occidentalisée », a révélé John OMOMBO, porte-parole du BCPSC.

Liévin LUZOLO

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