RDC/Choix du président de la CENI : les personnes en situation de handicap demandent de prendre le relai des confessions religieuses

Hervé Ndaywel Ngombanda. Ph de tiers.

La polémique sur l’échec du consensus autour du choix du président de la CENI par les confessions religieuses n’a pas encore dit son dernier mot. Si les politiques pensent que c’est à l’assemblée nationale de trancher, d’autres structures de la société civile, émanation de confessions religieuses, estiment que les personnes en situation de handicap peuvent faire mieux. Car, étant « des personnes fidèles à leurs paroles », déclare à Election-net.com, ce lundi 11 octobre, Hervé Ndaywel Bwamanda, personne en situation de handicap et Président National de l’Association des Personnes vivant avec handicap (A.P.V.H).

La société doit être au milieu du village

Le politologue Hervé Ndaywel estime que les confessions religieuses ont failli à leur mission par manque de dialogue avec d’autres structures dans la société civile. Pour lui, elles ont manqué leur mission d’être au milieu du village.

« De toute façon, la société civile doit être au milieu du village, elle ne doit pas être politisée. Les confessions religieuses en tant que société civile pour choisir un candidat n’a pas respecté cette ligne de conduite. Si rien ne marche entre les deux camps, elles devraient trouver un consensus en faisant appel à d’autres membres de la société civile pour trouver un terrain d’entente », a-t-il expliqué.

Les confessions religieuses ont trahi

Les accusations de corruption révélées par le duo CENCO-ECC contre les six autres confessions religieuses, salissent et trahi la société civile dans son ensemble et les personnes en situation de handicap en particulier, indique le président de l’A.P.V.H. Pour Hervé Ndaywel, il est temps qu’une autre structure de la société civile, à savoir, les personnes en situation de handicap, prennent le relai de confessions religieuses.

« Nous, personnes en situation de handicap, ne sommes pas d’accords avec nos collègues des confessions religieuses qu’on accuse de corruption. C’est une façon de trahir et de salir la société civile. Nous voudrions même que les personnes en situation de handicap soient aussi inclues dans cette structure des confessions religieuses. Les six confessions religieuses accusées ne devraient pas se mêler aux manœuvres politiciennes. Nous devons parler de la dépolitisation de la CENI en étant nous-même modèles. Mais si nos décisions doivent être téléguidées par les politiques, à quoi bon de parler de l’apolitique de la CENI. Si les confessions religieuses qui doivent demeurer neutre, sont aujourd’hui corrompues, alors qu’elles cessent d’être appelées confession religieuses. Depuis la création de la CENI, on n’a jamais vu à sa tête une personne en situation de handicap, mais pourquoi pas cette fois-ci ? Comme les confessions religieuses ont échoué, qu’on laisse la place aux personnes vivant avec handicap qui sont des personnes au milieu du village, qui respectent leur parole et qui n’a peur de rien. Nous ne voulons pas voir seulement des valides chaque année », est-il plaint.

Et de conclure :

« Comme les confessions religieuses ont échoué, nous demandons au chef de l’État de se pencher à d’autres catégories de la société civile, à savoir les personnes en situation de handicap, une catégorie des personnes qui ne sont pas manipulables et qui respectent leur parole. Nous lui demandons l’activation concrète de l’article 49 de la constitution qui parle du respect et de la promotion des personnes en situation de handicap sein des institutions nationales et locale ».

Liévin LUZOLO

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