RDC/ CENI: "si la crise persiste, la compétence d'arbitrage revient au Chef de l'État", ( ECC)

Siège de la CENI© photo tiers

Éric Senga, porte-parole et délégué de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) auprès de confessions religieuses, est revenu sur la question de la désignation du président de la Céni qui, jusque-là, bloque encore l'avancement du processus électoral de 2023.

Si l'assemblée nationale s'apprêtait déjà à entériner le candidat désigné par les 6 confessions religieuses, Éric Senga estime qu'elle n'a pas le pouvoir d'apprécier. Car dit-il, la question n'a pas été vidée au niveau de la composante confessions religieuses.

'Il faut reprendre le processus de désignation des membres de la Commission électorale nationale indépendante à zéro. Ce n'est pas pour nous. Mais, c'est ce qu'exige la loi. La question est éminemment politique. Il est important que nous continuions à discuter, à trouver des solutions comme des fils du pays", a-t-il fait savoir lors de son passage sur Top Congo.fm.

Et d'ajouter :

"Mais si la crise persiste, la compétence d'arbitrage revient au Chef de l'État, s'il faut respecter la Constitution'', rappelle le pasteur Éric Senga, porte-parole et délégué de l'Eglise du Christ au Congo (ECC).

Cependant, à l'assemblée nationale, Éric Senga rappelle que jusqu'au stade actuel, il n'y a pas encore de consensus entre confessions religieuses comme soutenu dans son rapport du 31 juillet.

"Il est clair que les confessions religieuses n'ont pas vidé le dossier. Le rapport qui a été déposé officiellement à l'Assemblée nationale, par le biais de son bureau le 31 juillet, faisait état d'un manque de consensus. La procédure prévoit notamment que quand il n'y a pas de consensus dans une composante, ce n'est pas l'appréciation de l'Assemblée, mais ce sont les lois qui disent que l'Assemblée nationale n'a que la compétence d'entériner. Elle ne peut pas apprécier. Elle ne peut pas juger. Elle ne peut pas non plus arbitrer. Tout ce qu'elle peut faire, c'est vérifier la régularité de la procédure.Voilà pourquoi 'il faut ramener la question au niveau de la composante", conclut-il.

Joël Nzuzi Mesa

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