RDC-CENI : "l'Église catholique a soutenu le candidat de Lamuka", Thierry Monsenepwo

Thierry Monsenepwo, président Ligue des jeunes CCU. Ph de tiers.

Le manque de consensus dans la désignation du candidat qui devrait remplacer Corneille Nangaa à la Céni continue d'enregistrer les réactions. La dernière et non la moindre, est celle de Thierry Monsenepwo, président de la Ligue des jeunes du Parti CCU de Lambert Mende. Pour lui, l'Église catholique a soutenu un candidat de Lamuka qui, malheureusement a été écarté.

"Le problème ici est d'être sincère et vrai. L'Église catholique a soutenu un candidat qui, malheureusement a été balayé dès le premier tour puisqu'il était sur la liste de députation de Lamuka. Et celà a entaché à la neutralité qui est demandée à celui qui veut être candidat président de la Céni", déclare Monsenepwo sur Top Congo FM.

Pour lui, Monsieur Kadima est le candidat du consensus qui, malheureusement, a été écarté par les catholiques et protestants à cause de sa proximité ethnique avec le Chef de l'État. Ce qui ne corrobore même pas avec les critères du choix d'un candidat à la présidence de la centrale électorale.

"Monsieur Kadima n'a eu de péché que d'être d'une même région, ethnie que 'e Chef de l'État. Est-ce que cela est un élément important pour pouvoir écarter un candidat" ?

Kadima serait passé si le vote devrait avoir lieu, soutient-il, avant d'ajouter que c'est le président de la Cenco qui a empêché que cela ait lieu.

"Si le consensus n'a pas été trouvé, il faut passer au vote. Mais pourquoi le vote n'a pas eu lieu ? Ça il faut demander au président Utembi car la charte des confessions religieuses indique que quand il n'y a pas de consensus, il faut passer au vote. On sait très bien que quand il y a vote c'est la voix de la majorité qui doit primer".

Thierry Monsenepwo a expliqué que quand on parle de neutralité, il faut prouver. "Bokoto était candidat député national sur la liste de Lamuka, la neutralité est déjà biaisée. Pour le cas Bimwala, c'est un ancien cadre du parti de l'ancien gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta".

La République est donc en "danger" si le choix du candidat doit se faire par rapport à sa proximité clanique et non par rapport à la méritocratie, a-t-il conclu.

"Mais quels sont aujourd'hui les griefs qu'on reproche à Kadima? Est-ce vraiment il faut qu'on dégage un candidat puisque sa proximité au Chef de l'État est clanique, familiale ou ethnique ? Si c'est cela, alors la République est en danger".

Thierry Monsenepwo jette donc la faute l'archevêque de Kisangani "qui n'a pas permis" que le vote ait lieu. "C'est maintenant à l'assemblée nationale de trancher", a-t-il chuté.

Liévin LUZOLO

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