RDC-CENI: la communauté internationale exprime son regret

Denis Kadima, Directeur de l'Institut électoral pour une démocratie stable en Afrique (IESA) Photo facebook

Dans un communiqué commun rendu public ce 26 octobre 2022, la communauté internationale ne valide pas l’entérinement de la nouvelle équipe dirigeante de la CENI avec Dénis Kadima à sa tête pour manque de consensus avec les parties prenantes.

« S’agissant de la désignation de l’ensemble des membres de la CENI, ils notent, à regret, que les parties prenantes ne sont pas parvenues au consensus, qui constitue un élément important pour renforcer la confiance à l’égard du processus électoral à venir », peut-on lire dans la déclaration conjointe de l'Allemagne, de la Belgique, du Canada, de la Corée du Sud, de l'Espagne, des Etats-Unis, de la France, de la Grèce, de l'Italie, du Japon, de la Norvège, des Pays-Bas, du Portugal, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse, de la Tchéquie, et de l'Union européenne.

Ils appellent dès lors les autorités compétentes à « rechercher l’adhésion de tous les acteurs concernés, notamment les partis politiques et la société civile, au processus électoral et à renforcer leur confiance en celui-ci », poursuivent-ils.

Encourageant la CENI à renforcer sa redevabilité et l’ensemble des parties prenantes concernées à se concerter, en vue d’assurer la credibilité et le bon déroulement des futures élections, la communauté internationale estime que « les prochaines étapes cruciales incluront la révision de la loi électorale, qui doit renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence, le lancement effectif du processus d’identification et d’enrôlement des électeurs, ainsi que l’établissement d’un budget idoine et d’un calendrier électoral respectant les échéances constitutionnelles ».

Ils réaffirment de ce fait « leur soutien au Gouvernement congolais pour l’organisation d’élections transparentes, libres et inclusives dans les délais prévus par la Constitution et saluent le souhait exprimé par le Président de la République concernant l’observation électorale internationale et étudient les modalités pour répondre à son invitation à accompagner le processus électoral », ont-ils conclu.

Signalons que l’opposition se dit contre le manque de consensus dans le processus électoral, et ce, suite à l’entérinement de Denis Kadima et son équipe sans inclure les parties prenantes.

Theo Liko

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