RDC-CENI : cet appel de l’ACAJ aux forces vives de la nation

Me Georges Kapiamba, président de l'association congolaise pour l'accès à la justice ACAJ ©Patrick Félix Abely

Les 12 membres du bureau de la commission électorale nationale indépendante (CENI) investi récemment par l'ordonnance présidentielle ont prêté serment, le mardi 26 octobre 2021, devant la Cour Constitutionnelle.

Sur ce, l'Association Congolaise pour l’Accès à la Justice (ACAJ) dit prendre acte, et invite à une mobilisation de toutes les forces vives de la Nation congolaise en vue d’accompagner, par une veille permanente, le nouveau Bureau de la centrale électorale dans l’accomplissement de sa mission essentielle qui consiste en l’organisation, dans le délai constitutionnel, des scrutins présidentiel, législatif et provincial que le peuple veut transparents, crédibles et honnêtes.

Parce que, d'après l'ACAJ, cette investiture et la prestation de serment qui s'est ensuivi surviennent dans un contexte caractérisé par des dissensions politiques advenues par la faute des confessions religieuses qui ont été incapables d’atteindre le consensus pourtant nécessaire pour un meilleur atterrissage électoral en 2023.

Pour ce faire, l’ACAJ rappelle aux membres du Bureau de la CENI, la quintessence du serment qu’ils ont prêté qui leur impose la responsabilité politique et historique d’organiser, en 2023, un cycle électoral digne de confiance et différent des cycles antérieurs émaillés des soupçons de fraude.

"Ils doivent par ailleurs s’interdire de considérer la CENI comme une arrière-cour des forces politiques ou sociales ayant endossé leurs candidatures en raison du fait que la CENI constitue le socle institutionnel sur lequel le peuple devrait s’appuyer pour jeter son dévolu sur les personnes capables de mettre en œuvre une gouvernance fondée sur la satisfaction de ses besoins existentiels", peut-on lire dans son communiqué du mercredi 27 octobre parcouru par election-net.com.

À toutes les composantes de la société congolaise, spécialement les gouvernants, l'ACAJ rappelle qu’en démocratie toute légitimité émane du suffrage librement exprimé par le peuple à travers le vote.

En conséquence, selon elle, "toute tentative de dévoiement de cette évidence séculaire, par des combines politiciennes dont l’objectif ne vise que la satisfaction des intérêts égoïstes de la classe politique très peu préoccupée par la dégradation des conditions de vie des Congolais."

Pour finir, aux fins de renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence du processus électoral à venir, l’ACAJ recommande au Gouvernement de mener d’utiles consultations avec des partenaires multilatéraux afin de solliciter de leur part une assistance technique appropriée, gage de confiance pour toutes les parties électorales.

Jean-Paul Tshimanga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *