RDC : ce tableau sombre dressé par Martin Fayulu

Martin Fayulu Madidi. Ph de tiers.

"Du "Congo Hold-up", en passant par le hold-up électoral de 2018 au hold-up du programme de 100 jours, et à l'escroquerie du RAM(Registre des Appareils Mobiles), sans oublier les détournements en tous genres, notamment les fonds destinés à la lutte contre la Covid-19 et à paie des fonctionnaires, on peut aisément réaliser combien et comment notre pays est saigné à blanc par une minorité d'opportunistés, sans foi ni loi, dont la seule vocation est l'enrichissement illicite", a déclaré dans son adresse à la nation, l'opposant Congolais et ancien candidat à la présidentielle de décembre 2018 Martin Fayulu Madidi.

Selon lui, "cette clique prend plaisir à tromper l'opinion avec des slogans creux et des promesses aussi longues que les kilomètres parcourus par Magellan dans le néant".

Ce leader de la coalition Lamuka et Président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDE) s'est en outre montré très critique au travail de l'IGF, de la justice, des députés nationaux et de certaines confessions religieuses.

" Alors que le fonctionnement de la Cour des comptes est paralysé à dessein, l'Inspection Générale des Finances, IGF, symbole d'une lutte cosmétique contre la corruption, sert de paravent à un système de pillage institutionnel bien rodé. L'appareil judiciaire demeure aux ordres, les députés nommés et accrochés à leurs intérêts personnels marchandent de manière éhontée leur collaboration à coups de jeeps et autres dessous de table. Au même moment, certaines confessions religieuses se mettent regrettablement au service de cette mafia. C'est scandaleux", s'est étonné Martin Fayulu Madidi.

Pour lui, " le pillage des derniers publics, qui est au cœur de ce système, trouve même des théoriciens du mal qui le justifient et le défendent aveuglément. Si les voleurs et les corrompus ne sont pas effectivement condamnés, qui va payer pour la souffrance infligée au peuple Congolais ?" s'interroge Martin Fayulu Madidi.

À lui de chuter :

"En définitive, nous nous retrouvons dans une situation ubuesque et discriminatoire où ce sont les " petits" et les faibles qui croupissent dans les prisons pendant que les portes de celles-ci sont grandement ouvertes pour laisser échapper les criminels en col blanc. Non ! Nous refusons que les détournements des deniers publics soient dépénalisés pour les " Kuluna" en cravate", lance-t-il.

D'après toujours lui, " le dindon de cette farce, c'est le peuple congolais qui est trompé et abusé. Et, avec lui, c'est le pays qui est ruiné". Il estime que "la grande victime, ce sont nos enfants et petits-enfants dont l'avenir est sacrifié sur l'autel de l'inconscience, de la cupidité et de l'arbitraire".

Et de chuter :

" Notre nation est devenue une sorte de no man's land où règne l'impunité et où les responsables publics ne sont redevables de rien".

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac

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