RDC :"Ce sont nos députés nationaux qui nous ont permis de déraciner le régime Kabila" (Augustin Kabuya)

Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l'UDPS en meeting à Mbaza Ngungu/ photo tiers

En tournée dans la province du Kongo-Central pour l’installation des comités fédéraux à Kisantu et à Mbanza-Ngungu, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS ) a fustigé les critiques envers les députés nationaux ayant manifesté leur mécontentement sur la sortie du Gouvernement, disant qu’ils ne se sont pas retrouvés, au point de faire allusion à la dissolution de l’assemblée nationale.

Une telle attitude dit-il, est irresponsable et inopportune car, « ce sont nos députés nationaux qui nous ont permis de déraciner le régime Kabila que d'aucun considérait comme invincible. J'ai appris qu'il y a des personnes qui projettent de s'en prendre aux députés nationaux en rapport à leur prise de position sur le nouveau gouvernement. Certes qu'on peut avoir des points de vues divergeants, mais on ne doit pas leur manquer du respect. Puisque c'est grâce à eux que nous avons déraciné le régime Kabila que la communauté internationale considérait comme invincible et dont le départ brutal pouvait provoquer un bain de sang», a indiqué le numéro 2 du parti au pouvoir.

Nos députés, s’interroge-t-il, « étaient-ils importants seulement pour renverser le bureau Mabunda et le Gouvernement Sylvestre Ilunga? Ils ont le droit de parler, car, ce sont eux qui ont pris le risque pour renverser les obstacles qui nous empêchaient de bien évoluer. Ils méritent le respect et la considération. J'ai beaucoup aimé auprès de nos députés nationaux du fait qu'ils déclarent se reconnaitre en la personne du Chef de l'État. Dès lors, nous refusons tout discours du genre : si vous ne voulez pas, on va dissoudre le parlement. Cette manière d'agir doit cesser", a tranché le secrétaire général a.i de l’UDPS.

Augustin Kabuya pense que toutes les réactions des élus nationaux sont normales car, « tout ce que nous voyons atteste que seul Dieu peut présenter un travail sans aucune imperfection. Car, si le nouveau gouvernement n'avait pas enregistré des contestations, nous serions au même pied d'égalité que Dieu. Notre Premier ministre est un humain et a des faiblesses. Il a fallu que tout ceci arrive pour que Dieu ait raison», a-t-il soutenu.

Il a, par la même occasion, invité les membres de l'Union sacrée de s'abstenir de s'en prendre au président de la République comme ce fût le cas avec la mauvaise expérience du FCC-CACH, en insinuant qu'il ne travaille pas, alors qu'eux aussi participent à la gouvernance.

«Tous nous sommes co- gestionnaires du pays. Nul ne sera épargnée au jour des élections devant le souverain primaire. On va nous juger tous de la même manière. Que personne ne vous dise qu'il ne connait pas la gestion du pays. Car, on gère tous ensemble», a-t-il conclu.

Theo Liko