RDC : Ce qui bloque la publication du rapport de l'ITIE sur la Sicomines

La Gécamines de nouveau en ligne de mire d’ONGs. Photo de tiers

Le rapport d'analyse de l'Initiative pour la transparence des industries extratives(ITIE) sur la Sicomines, la joint-venture sino-congolaise, et sur la convention de prêts signés en 2008 entre la République Démocratique du Congo et des entreprises chinoises pourrait ne pas être finalisé cette semaine comme prévu.

Selon le site de Radio France Internationale(RFI), "il y a eu des blocages dans la transmission d'informations à l'ITIE". La même source fait part de la pression qui est montée entre les différents camps.

D'après toujours la RFI, des documents inédits ont enfin été remis par la Générale des Carrières et des Mines(Gécamines).

Après recoupement des informations déjà en sa possession, l'ITIE a réalisé qu'il existait certainement un quatrième avenant à la convention sino-congolaise, notamment sur la répartition des dividendes. Mais cet avenant est inconnu, même au Ministère des Mines, revèle la même source.

À elle d'ajouter qu'après des démarches auprès de la présidence R.D. Congolaise, ledit document a fini par être remis ces derniers jours par la Gécamines.

À en croire la même source, l'autre document qui bloque est l'étude de faisabilité du projet Sicomines. La RFI renseigne que la Gécamines a, après avoir admis l'existence d'une étude plus complète, trop lourde pour être transmise en ligne, promis de l'acheminer à Kinshasa sur un support électronique. En outre, les mêmes documents demandés à la Sicomines, ainsi que d'autres informations manquent encore selon plusieurs membres de l'ITIE, cités par RFI. Cette dernière indique que l'ITIE a décidé de passer outre, et compte dénoncer publiquement les parties qui ont refusé de collaborer.

Partie prenante à l'ITIE, la société civile citée par RFI insiste pour que les entreprises chinoises d'État, partenaires de la Gécamines, et la banque chinoise Exim fournissent toutes les informations sur les prêts jusqu'ici débloqués, en vue de rendre l'analyse complète. Elle plaide également pour un véritable audit.

Pour rappel, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo a, dans le cadre de la révision des contrats miniers annoncée au mois de mai dernier par le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, commencé le réexamin l'accord signé en 2008 avec la Chine. Cet accort prévoyait de prêts de 6 milliards de dollars américains des entreprises chinoises, dont la moitié pour les infrastructures en échange de l'exploitation du cuivre et du cobalt.

Rédaction

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