RDC : André Lite et Walle Lufungula traduits en justice

Walle Lufungula et André Lite. Ph. Tiers

Le fonds de solidarité des victimes des guerres de la province de la Tshopo à Kisangani vient de saisir la justice contre l'ex-ministre de Droits Humains, André Lite et l'ex-Gouverneur de la Province de la Tshopo, Louis-Marie Walle Lufungula ainsi que plusieurs autres personnes.

Dans leur plainte adressée au Procureur général de la République près la Cour de cassation, ces victimes des guerres accusent l'ex-ministre des Droits Humains André Lite de tentative de détournement de leur fonds en complicité avec l'ex-Gouverneur de la Tshopo, Louis-Marie Walle Lufungula et consorts.

Ces victimes indiquent que l'ex-ministre de Droits Humains leur avait imposé une liste des victimes fictives ce qui a conduit au détournement de leur fonds. On lui reproche également d'avoir gardé l'argent destiné aux victimes dans sa maison pendant 3 mois ce qui a conduit au détournement de 21.000 dollars américains.

Pour ce qui de l'ex-Gouverneur de la Province de la Tshopo, il lui est reproché de tentative de détournement avec ses commissaires des maisons et concessions devenus, eux aussi, victimes des guerres.

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Aux autres accusés, il leur est reproché le détournement de l'argent auprès de la CARITAS mais également la falsification des macarons des victimes des guerres pour bénéficier de paiement.

Contacté par election-net.com, l'ex-ministre de Droits humains rejette toutes ces accusations et dénonce une « énième cabale montée contre sa personne ». Pour André Lite, les fonds décaissés en faveur des victimes des guerres de Kisangani ont servi aux motifs pour lequel ils ont été destinés, c’est-à-dire la prise en charge provisoire desdites victimes, 20 ans après.

« Ma conscience est tranquille, parce que cette énième cabale contre ma personne me rappelle autres ; durant le temps passé au ministère des Droits Humains, à un moment donné, on m’avait attribué des faits imaginaires de la vente d’un immeuble de l’État en connivence avec certaines personnalités du pays, et cela, sans en apporter, une moindre preuve. Je suis habitué à ces genres d’attaques. Je m’en remets à Dieu et je ne peux empêcher la justice ou encore l'IGF de faire leur travail. Je serai à mesure de tout démontrer, le cas échéant", a-t-il indiqué.

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Pompon BEYOKOBANA, à Kisangani

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