RDC/Affaire Éduc TV: à peine arrivé, Willy Bakonga cité dans des sales draps

Contrairement à ce que la rédaction de elction-net.com a récemment publié sur la gerence de la chaîne Éduc TV, pointant du doigt accusateur à l'ancien comité de megestion, il s'avère que la responsabilité est partagé entre le deux comités. Si le sortant a mal géré les frais de fonctionnement de cette chaîne de télévision subventionné par l'État congolais, le comité entrant, avec à sa tête l'autorité de tutelle, le ministre Willy Bakonga, s'est illustré dans le débauchage partial, sectariste, voulant engager les siens au sein de cet instrument de visibilité de la gratuité de l'éducation concrétiser par le Président Tshisekedi.

Tenez, éduc tv, première chaîne thématique qui fait la promotion de l'éducation en République démocratique du Congo, et subventionnée par l'État Congolais, cette chaîne comptait 73 agents avant l'arrivée du ministre d'État.

Selon notre source, le ministre d'État en charge de l'enseignement primaire, secondaire et technique a annoncé, sur le plateau de l'émission JMK to day de télé 50 et sur les antennes de la radio Top Congo, sa volonté de rationaliser Éduc tv qui, selon lui, était devenue comme un marché, qu'il y avait un pléthore du personnel et qu'il fallait diminuer le nombre.

Mais en réalité, Willy Bakonga avait plutôt l'intention de trouver de l'espace pour engager ses proches.

Premier scandale

Mise en place générale dans un service technique du ministère.

Le ministre d'État décide d'écarter le comité de gestion, en violation de la procédure, que reproche t-il à ces gestionnaires ? A lui seul de répondre, puisque personne de ces 7 agents limogés par Willy Bakonga n'a été notifié et aucune action disciplinaire n'a été ouverte contre eux comme l'exige la loi portant statut des agents de carrière des services publics de l'État. Certains avertis parlent déjà d'un règlement des comptes, pour mettre de côté tous ceux qui ont été avec Gaston Musemena, initiateur du projet.

Deuxième scandale

Nomination des nouvelles unités aux postes des directeurs. Encore une violation de la loi par le ministre d'État qui semble ne rien maîtriser sur le fonctionnement de l'administration publique.

Les agents de carrière de l'État ne se font pas remplacer par des nouvelles unités, surtout pas pour un service qui existe déjà, il faut une procédure à respecter. Malheureusement, le Ministe va engager des nouvelles têtes, venues de l'extérieur d'éduc tv, sans matricule de l'État, pour diriger cette télévision, la motivation ? Parce qu'ils sont ses proches.

Troisième scandale

Comme vous pouvez le voir sur ces listings reçus de notre source, Willy Bakonga à la place de diminuer le nombre des agents comme annoncé, il a plutôt choisi d'augmenter les effectifs avec l'engagement d'une quarantaine d'agents directement placés dans le listing de paie avec salaires sans commission d'affectation ni arrêté.

Quatrième scandale

Lisez tous les noms colorés en jaune ( les engagés de Willy Bakonga) pour se rendre compte que ce sont pour la plupart les membres de sa famille ou de sa province de la Tshuapa.

Contre toute attente, début janvier, le ministre d'État instruit le directeur national du Service de contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE) de bloquer les salaires des anciens membres du comité de gestion d'Educ TV. Là encore en violation de la loi portant statut des agents de carrière des services publics de l'État.

Cinquième scandale

En moins de quatre mois de son arrivée au ministère de l'Epst notre source nous renseigne que Willy Bakonga aurait atteint le chiffre record de 1000 personnes engagées aussi bien au Secope, au Fpen, à Educ TV, à l'inspection générale qu'aux différentes directions du ministère. Le ministre obligerait le SECOPE de payer directement ces nouvelles unités.

En jaune, les frères tribaux du ministre

Tous ces scandales, selon notre source, ont créé un climat malsain au sein du ministère où certains affirment que cet argent au lieu de servir aux enseignants non payés et aux nouvelles unités, sert les intérêts de la famille du ministre de l'Epst.

La présidence de la République et la Primature seraient déjà saisies par les scandales du ministre d'État Willy Bakonga. Un rappel à l'ordre du ministre Pprd s'avère nécessaire si on veut sauver la gratuité décrétée par le Président de la République.

Rappelons que éduc tv existe depuis presque 2 ans et est l'œuvre de l'ancien ministre de l'Enseignement primaire, secondaire et professionnel, Gaston Musemena.

Ci-dessous le recadrage du comité Mfisia face au nouveau comité qui l'accuse de détournement :

Ce qu'il faut savoir du chiffon publié par le nouveau comité d'Educ TV contre l'équipe Diego Mfisia.

  1. Les commanditaires de ce chiffon ont omis délibérément les autres membres du comité Mfisia car ces derniers ont fait allégeance à Willy Bakonga.
  2. Si malversations financières il y a eu, toute l’équipe devait tomber car les décisions étaient collégiales.
  3. Le chiffon fait mention de 3 ans de gestion alors que la chaîne elle même n’a pas encore cet âge.
  4. Lui-même le ministre a reproché au comité sortant d’avoir beaucoup engagé;il a parlé de pléthore. Curieusement, il amène 45 personnes Mongo venus fraîchement de son terroir et qui ne se gênent pas de poser, dès le premier jour, la question :" awa bosalaka ndenge nini po na kozwa mbongo?"
  5. À ce jour, il a fait engager tous ses enseignants des écoles Madame Sévigné (une école privée), et désormais ils touchent leurs salaires du trésor public.
  6. Il les a insérés dans les listings de janvier sous la rubrique de NU alors que les vrais NU, une cinquantaine, ne sont pas repris sur les listings.
  7. Le financier ou comptable de ses écoles est bombardé Daf.
  8. Pour une chaîne thématique de l’éducation, les sponsors avaient exigé des émissions des élèves présentées par des élèves. D’où la présence des écoliers animant des émissions avec un frais de transport à titre d’encouragement et non de salaire.
  9. Le ministre a refusé depuis son arrivée de recevoir le comité d’Educ trouvé sur place, ayant résolu de résoudre les problèmes de cette chaîne par sa puissante CHARCOM.
  10. Le ministre a donc choisi la voie la plus aisée de règlement des comptes à ses prédécesseurs. Car la chasse à la sorcière concerne aussi bien les gens nommés par Gaston Musemena que ceux laissés par Maker Mwangu.

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