RDC/Affaire cartes Visa Infinity démasqués par l’IGF: l’UDPS se prononce

Augustin Kabuya,Le secrétaire général de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)

Comme annoncé, le Secrétaire Général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social ( UDPS ) s’est indigné de l’agissement de ceux qui pillent l’argent de la République à travers des cartes visas connectées au trésor public. « Leur place, c’est à la prison de Makala », a-t-il lâché.

« Nous connaissons ceux qui ont pillé l’argent de la République comme si c’était une compétition. Qu’ils se taisent. L’IGF est derrière eux. Ils doivent restituer tout l’argent volé et doivent préparer leurs moyens de défense devant la justice», a réagit Augustin Kabuya au cours de la matinée politique qu’il a présidé ce mardi 8 juin au siège du parti présidentiel.

Pour lui, « le jour où on les appèlera, il diront qu’ils sont des innocents. Ils disent que même à l’époque de Kabila il n’y avait pas des telles dépenses alors qu’ils savaient comment soutirer les fonds à travers leurs cartes visas. Leur place c’est à la prison de Makala», a dit le Secrétaire général de l’UDPS.

Devant la presse et les militants, A. Kabuya précise cependant que cette affaire n’est « nullement un problème de règlement des comptes. Ils ne peuvent pas s’amuser avec l’argent de toute une nation. Ils volent l’argent et viennent salir mon nom et celui du président du parti Jean-Marc Kabund, nous surnommant les nouveaux riches alors qu’on ne nous a cité dans aucune rubrique. Vous volez l’argent de la République et allez en même temps distraire la population», s’est indigné Augustin Kabuya qui a insisté que ces detourneurs doivent remettre l’argent volé et présenter leurs moyens de défense devant la justice sur cette affaire.

Rappelons qu’un scandale a vu le jour sur la détention d’un bon nombre de cartes visas entre les mains des certains proches de l’ancien président Joseph Kabila, lesquelles cartes les liaient directement au trésor public où ils retiraient 50.000$ chaque fin du mois, depuis plusieurs années, une affaire dénoncée par l’IGF.

Theo Liko