RDC: 24 ans après l’entrée des troupes AFDL, le pays est-il libéré ou sous otage ?

L'ancien président congolais Laurent Désiré Kabila devant quelques éléments des ex FAC

Ce 17 mai 2021, cela fait exactement 24 ans depuis l’entrée à Kinshasa de troupes de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), coalition rebelle conduite par Laurent Désiré Kabila et qui avait fait chuter le régime du maréchal Mobutu. Chaque 17 mai est devenu un rappel pour la journée de “la révolution et des Forces armées de la RDC (FARDC). selon un communiqué du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Prévoyance sociale, Lambert Matuku Memas, datant de 2019

Mais que retenir de la date dite de la libération?

Ce jour-là, les forces armées zaïroises ex (FAZ) de Mobutu, ont refusé de combattre contre les Rebelles à Kinshasa laissant un passage libre aux insurgés sans qu’il ait effusion de sang. Seul le groupe de soldats de la DSP( garde rapprochée du président Mobulu) qui ont tenté de résister, mais n’a pas tenu plus de vingt-quatre heures après le départ du commandant suprême, chef des armées de Kinshasa vers Gbadolite ( 10h30 ce 16 mai, le convoi de Mobutu Sese Seko se fraye un chemin, direction l’aéroport de Ndjili, sans gyrophare ni sirène. Le maréchal, déchu, atterrit à Gbadolite, son village natal).

Ainsi, l’entrée de l’AFDL à Kinshasa mettait fin aux 32 ans d’un régime dictatorial. Les soldats de l’Alliance sont entrés à Kinshasa à pied dans sa partie Est. L’affrontement tant redouté dans la capitale entre les rebelles et les forces loyales à l’ancien régime n’eut pas lieu.

Samedi 17 mai 1997 au matin, les habitants des communes de Masina et Kimbanseke s’étaient amassés le long du Boulevard pour voir de plus près ces petits soldats chaussés des bottes en caoutchouc qui avaient réussi à chasser du pouvoir le président Mobutu.

Tout est parti comme sous les houlettes, et Laurent-Désiré Kabila s’est aussitôt proclamé – depuis Lubumbashi – le chef de l’Etat. Aussitôt, le pays est rebaptisé «La République démocratique du Congo ».
C’est le 20 mai, que le M’zee est arrivé dans la soirée, à Kinshasa.

Aux environs de 19 heures, son avion s’est posé sur le tarmac de l’aéroport de N’djili. Tailleur sombre et arborant un large sourire, il s’est extirpé le premier de l’appareil, suivi de ses proches. Au pied de l’avion, le protocole avait limité le nombre d’invités, réduits au pré-carré des proches, officiers et des jeunes soldats ayant pris la capitale trois jours plus tôt ont été triés sur le volet pour saluer le nouveau président de la République, considéré désormais comme libérateur.

Peu après, le comportement barbare des soldats Rwandais, créent la méfiance. Suite à ces actes barbares, L.D Kabila va décider de renvoyer les forces étrangères du territoire national, acte salué par la population et qui lui a valu immédiatement la confiance et le soutien du peuple. Ceci a donc déterré la hache de guerre entre le nouveau patron de la RDC et ses ex-alliés.

C’est en 2001, que l’homme sera assassiné dans son bureau par l’un de ses propres gardes du corps, après un long moment de tension avec les USA, et ses ex- alliés dont le Rwanda et l’Ouganda.

C’est dans cet imbroglio que la partie Est de la République démocratique du Congo est devenue instable, depuis plus de deux décennies. La région orientale est théâtre de plusieurs violences qui ont déjà fait près de 6 millions de morts selon les ONGs des droits de l’homme. Des groupes armés locaux et étrangers à la solde des multinationales édictent leurs lois.

Le pays est devenu un champ de bataille des puissances occidentales où la souveraineté est jeté en pâture. Selon Me Kamate, un activiste de la société civile , le pays est sous l’emprise, d’où sa libération au vrai sens du mot suscite une remise en question

Joël Mesa Nzuzi

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