Rapport Mapping : « Les victimes méritent justice » (Barnabé Kikaya)

Barnabé Kikaya Bin Karubi, ancien Conseiller de Joseph Kabila. Photo de tiers.

L'ancien conseiller de l'ancien Président Joseph Kabila en charge des questions politiques et diplomatiques, Barnabé Kikaya, a traité dans sa tribune les enjeux sur le rapport mapping.

En brossant sur le premier pas de la réalisation dudit rapport, Barnabé Kikaya, l'arrestation de Roger Lumbala qu'il était temps et que les victimes méritent justice. Pour lui, l'ancien commandant de guerre est aujourd'hui initiateur de base de la République, notamment l'Union sacrée de la Nation.

« La nouvelle a fait l’effet d’une bombe le lundi 4 janvier 2021 en soirée : Roger Lumbala, aujourd’hui initiateur de ” Base de la République ” – structure affiliée à l‘Union Sacrée de la Nation– hier cofondateur du Rcd et du Rcd-Kml avant de devenir fondateur du Rcd-N, mais aussi ministre sous le 1+4 puis député national aux législatives de 2006, a fait l’objet d’une information judiciaire débouchant sur une arrestation provisoire en France. Information importante : Louise Arbour, Haut-commissaire des Droits de l’Homme des Nations Unies, avait sollicité et obtenu du Président de la République Joseph Kabila la caution pour les enquêtes réalisées », a-t-il fait savoir.

Le Professeur Kikaya ramène dans cette même tribune que Roger Lumbala est reproché d'avoir mené avec le Rassemblement Congolais pour la Démocratie-National, RCD-N, l'opération dite Effacer le tableau, dans la Province-Orientale entre 2002 et 2003.

« (…) Il lui (Roger Lumbala, ndlr) est reproché des crimes commis entre juillet 2002 et janvier 2003 en République Démocratique du Congo (Province Orientale), visant la population civile, auxquels il aurait participé en qualité de dirigeant du groupe armé ‘Rassemblement Congolais pour la Démocratie-National (RCD-N)’ , dans le cadre de l'opération armée dite ‘Effacer le tableau’. Ces crimes ont pris place dans le cadre de la guerre civile ayant ensanglanté la République Démocratique du Congo entre 1998 et 2003 », rapporte-t-il.

« Juste un rappel : la dénomination « Effacer le tableau », signale Wikipédia, « était le nom opérationnel donné à l’extermination systématique des pygmées Bambuti par les forces rebelles en République Démocratique du Congo ». Un rapport comme celui de l’ONGDH « Minority rightgroup international », a-t-il ajouté.

L'ancien conseiller poursuit son allocution en disant sans nul doute que le rapport Mapping n'aurait pas existé sans la caution de l'ancien Président de la République, Joseph Kabila.

« Au regard de ce qui précède, on peut l’affirmer sans le moindre doute : sans la caution du Président Joseph Kabila Kabange, ce rapport n’aurait jamais existé, encore moins publié, et tous ceux qui surfent sur les crimes commis entre 1993 (avec en exergue l’épuration ethnique des Kasaïens résidant au Katanga alors Shaba) et 2003 (entre autres l’opération ” Effacer le tableau”) n’auraient jamais eu de quoi se régaler aujourd’hui », a-t-il renchéri.

« Comme pour souligner que le sénateur à vie ne s’est jamais opposé au Rapport Mapping comme d’aucuns tentent de le suggestionner dans l’opinion. Au contraire », a-t-il conclu.

Pour rappel ce rapport fait état de lieu de tous les crimes perpétrés entre 1993 et 2003 en République Démocratique du Congo. Notamment les crimes de guerre, les violences sexuelles, crimes contre l'humanité, etc.

Kivin Arsène Bile