Quatre pays rejettent le statut d'observateur accordé à Israël par la nouvelle administration de l'U.A

De gauche à droite Moussa Faki Mahamat, président de la commission de l'union Africaine remettant quelques effigies du pouvoir au nouveau président de l'organisation, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à Addis Abeba/ photo tiers

La décision de l’Union africaine (UA) d’accepter Israël en tant qu’observateur a été saluée par certains États membres cette semaine.

Le 22 juin, Israël a soumis une lettre officielle pour rejoindre en tant qu’observateur l'Union Africaine – historiquement favorable à la cause palestinienne, cette institution a officialisé, jeudi 22 juillet, le statut de pays observateur d’Israël – 19 ans après que le pays a perdu son statut.

A en croire Israël, c'est une bataille gagnée sous le leadership de Moussa Faki, président de la commission de l'U.A et de Félix Tshisekedi, président de la même institution.

C’est un jour de célébration pour les relations israélo-africaines. Cette réalisation diplomatique est le résultat des efforts du ministère des Affaires étrangères, de l’Union africaine et des ambassades israéliennes sur le continent”, a déclaré à la presse le ministre israélien des Affaires étrangères, Yer Lapid, affirmant que la “réalisation diplomatique” résoudrait le conflit du pays avec l’Afrique.

Cependant, l’Afrique du Sud, l’Algérie, la Namibie et le Botswana désapprouvent la décision de la commission de l’Union africaine (UA) d’accueillir Israël comme pays observateur, après près de deux décennies d’efforts diplomatiques de l’Etat hébreu.

Selon TV5 monde, dans une déclaration sans équivoque, L'Afrique du Sud, qui a assuré l'année dernière la présidence tournante de l'UA, s'est dite mercredi "consternée par la décision injuste et injustifiée de la Commission de l'UA d'accorder à Israël le statut d'observateur au sein de l'Union africaine".

Moussa Faki et Félix Tshisekedi interpellés

L'ambassade d’Afrique du Sud en Éthiopie a demandé au président de l’UA d’expliquer la raison d’accepter Israël en tant qu’observateur, compte tenu du rejet du pays en 2013, 2015 et 2016.

Le courroux de la nation arc-en-ciel fait écho à celui de l’Algérie qui a déploré également une décision « prise sans le bénéfice de larges consultations préalables avec tous les Etats membres ».

"La décision a été rejetée. Cela ne changera pas le soutien de l’UA à la cause palestinienne", a déclaré à la presse le ministère algérien des Affaires étrangères.

Pour le Ministre namibien des Relations internationales Netambo Nandi-Ndaitwa, dans une interview avec le Namibian Sun, l’approbation ne répondait pas aux principes de base de l’UA.

Nous rejetons cette reconnaissance parce qu’elle ne respecte pas les principes de base de l’Union africaine, qui inclut le droit à l’autodétermination”, a déclaré Nandi-Naidwa.

De la même manière, le Botswana réaffirme son soutien à la protection du peuple palestinien en tant qu’État indépendant et rejette la décision de la nouvelle administration de l'Union Africaine.

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