Processus électoral : Lamuka plaide pour les consultations afin de parvenir à un consensus

Martin Fayulu et Adolphe Muzito/photo election-net.com

Le Présidium de Lamuka s’est exprimé devant la presse ce vendredi 4 juin 2021 pour protester contre la manœuvre de l’Assemblée nationale, visant à adopter unilatéralement, sans consensus et sans consultations, une loi essentielle qui organise la Commission électorale nationale Indépendante (Ceni).

Adolphe Muzito, coordonnateur de la plate-forme Lamuka, estime que malgré le hold-up électoral du clan Tshisekedi, «nous pouvons le positiver en disant, pour avoir lutté longtemps, peut-être qu’avec ce mal, ils feront le bien, à savoir, démocratiser. Nous avons dit, donnons la chance à ce peuple en considérant qu’avec cette expérience, ils pourront refonder l’état, faire des réformes qui permettront de corriger la configuration de la Ceni et autres réformes qui touchent les élections. Nous avons fait des propositions qui consistent à dépolitiser la Ceni et la rendre neutre », a-t-il indiqué.

L’ancien Premier ministre qui s’indigne du fait que les propositions de Lamuka sur la dépolitisation, n’ont pas été prises en compte, affirme que le plus important, c'est la forme dont «l’essentiel consiste à consulter les autres pour dégager une loi des compétiteurs. Nous la voulons neutre y compris les lois qui régissent les animateurs de cette Ceni afin d’avoir les élections apaisées pour qu’à la fin, nous ayons la majorité d’une part et l’opposition républicaine d’’autre part » a-t-il renchéri.

«Pourquoi pas ? Ces élections peuvent aussi nous réconcilier» a lâché Muzito qui poursuit que l’aile Tshisekedi ne veut pas. «Ils veulent que nous puissions perdre tous en tant que lutte politique. Mais le peuple ne perdra pas», soutient-il.

De ce fait, Adolphe Muzito révèle la raison de la proposition d’une consultation: «C’est pour la bonne marche. Sinon, le peuple prendra ses responsabilités...C’est lui le souverain. Il va s’approprier du processus et comme l’histoire s’enseigne, ceux qui s’entêtent prendront la petite porte» a-t-il prévenu.

Rappelons que dans sa proposition de réformes électorales, Lamuka avait proposé que la présidence de la Ceni soit tournante, tous les trois mois entre les confessions religieuses et l’instauration des commissions, 8 au total afin de mettre un terme à l’impunité des intervenants dans le processus électoral. Cette loi ne peut être discutée à la chambre basse actuelle qu’à travers un consensus du type dialogue de la Cenco.

Theo Liko