Pression contre les organismes : Les mouvements citoyens invités à orienter leurs actions vers les dirigeants

Le camp de la Monusco de Boikene à Béni le 16 novembre 2018. (Image d'illustration) EUTERS/Samuel Mambo

Depuis quelques jours plusieurs ont éclaté contre les ONG humanitaires et la MONUSCO dans les villes de Beni, et Butembo au Nord-Kivu malgre des appels à l’apaisement des autorités locales à l’endroit de la population civile indignée de la situation sécuritaire dans la zone.

Face à cette situation, le député provincial Jean-Paul Paluku Ngahangodi invite toute la population et particulièrement activistes de mouvements citoyens d’orienter la pression vers les autorités congolaises qui, selon lui sont ”incapables” d’organiser l’armée régulière pour une victoire contre l’ennemi qui tue à Beni.

”Au lieu de s’attaquer aux organisations humanitaires, à la Monusco qui ne sont que des partenaires de l’État, la pression devrait plutôt être orientée vers les autorités congolaises incapables d’organiser l’armée régulière pour une victoire contre l’ennemi qui tue à Beni”, a-t-il indiqué dans un tweet. L’ancien activiste des droits de l’homme estime que si les massacres des populations civiles commis par les ADF continuent dans la région de Beni au Nord-Kivu et en Ituri ”, parce que l’État congolais est devenu démissionnaire”. L’élu de Béni révèle que les éléments engagés au front n’ont ni ration, ni produits pharmaceutique ni solde et prime de guerre, pas de carburant, pas des matériels . ”Bref, l’armée est abandonnée sur terrain.

Prince Bagheni, à Goma