Presse en RDC : vers une nouvelle loi moderne, selon P. Muyaya

De gauche à droit, Jolino Makelele et Patrick Muya, Ph. ENEt/ Theo L.

L"ex-ministre de la communication et médias Jolino Makelele et l’actuel Patrick Muyaya ont procédé ce mercredi à la remise et reprise au cabinet dudit ministère.

Accompagné d’une grande équipe de la presse présente, le ministre sortant Jolino Makelele, a tenu à faire savoir les avancés de son parcours en très peu de temps et veut voir son successeur maintenir la flamme rallumée.

« Ce ministère est reconnu comme un service d’assiette mais qui contribuait quasiment pas aux recettes de l’État… en 3 exercices budgétaires 2016,17 et 18, il y a eu 52 000 $… et nous sommes passé en 7 mois à 1 200 000 $ de recette. C’est tout simplement question de volonté et de méthode. L’œuvre qui reste à faire, est encore grand. Je vous en conjure de ne pas céder. Les pressions seront là, prêtes à vous mener en justice s’il en faut aux des faux fouillants et des arguments abracadabrants » Dit-il avoir espoir que cette nouvelle équipe mettra de l’ordre dans le milieu de la presse.

A son tour, le ministre entrant Patrick Muyaya a fait savoir son intention d’apporter du renouveau dans ce milieu médiatique notamment la télévision nationale ( RTNC) et l’agence congolaise de presse ( ACP).

« Je crois qu’aujourd’hui il est important que nous puissions arrimer notre télévision nationale, la moderniser pour répondre aux attentes de notre population. Ça ne doit pas être que les politiques à la Télévision Nationale mais le peuple. Nous y veillerons. C’est aussi le cas avec l’ACP parce que c’est un outil qui représente le pays, qui doit être renforcé et doit répondre aux impératifs de la modernité. » a-t-il indiqué.

Aux journalistes et acteurs des médias, « je me battrai pour la dépénalisation de délits de presse. Nous allons nous battre pour faire voter une nouvelle loi parce que, ce que nous avons, est vieille de 25 ans.» précise-t-il, ajoutant que « ces objectifs ne seront pas révélés que par moi et ceux qui m’entourent. Cela doit impliquer la corporation toute entière, les organisations professionnelles, mais aussi le monde académique notamment l’IFASIC. » a-t-il conclu tout en soulignant un mot du premier ministre, l’heure n’est pas aux mots mais aux actions.

Theo Liko