Présidentielle américaine : les analyses de Célia Belin

Célia Belin, Ph. Tiers

Invitée au Brookings Institution et auteure du livre des démocrates en Amérique, Célia Belin analyse la présidentielle américaine. Sur le choix de la sénatrice  Hamala Harris comme candidate à la vice-Présidence la chercheure Celia Belin a fait savoir sur la Rfi que « le choix est historique ».

«  Oui, Kamala Harris, c’est avant tout un choix historique. C’est seulement la troisième femme qui a été choisie pour être colistière sur un ticket présidentiel, et peut-être qu'elle deviendra la première femme vice-présidente de l’histoire des États-Unis. C’est aussi la première femme noire américaine et la première femme d’origine asiatique, puisque sa mère est une immigrée indienne et son père jamaïcain. Donc, à bien des titres, Kamala Harris est un choix historique qui marquera l’histoire quel que soit son destin » explique la chercheuse Célia Belin.

Selon elle, il y’avait beaucoup de noms qui avaient circulé avant le choix de Kamala Harris et certains d’entre eux qui étaient particulièrement enthousiasmants. « Mais on voit que Joe Biden a fait le choix de l’expérience. En effet, Kamala Harris a été procureure générale de l’État de Californie, a été aussi sénatrice de Californie depuis maintenant six ans. C'est donc quelqu’un qui est de stature nationale et qui est prêt à gouverner au cas où il se passe quelque chose, donc véritablement quelqu’un qui peut se substituer dès le premier jour à Joe Biden » dit-elle.

Pour Célia Belin, c'est également quelqu’un qui peut co-gouverner avec lui, puisqu'on le sait, il va donner des pouvoirs à sa vice-présidente, qu’il a l’intention de travailler avec elle, un peu à la manière de Barack Obama en 2008 quand il a été son choix de colistier.

 Et de poursuivre : « Joe Biden l’a dit à plusieurs reprises, il voulait quelqu’un avec qui il s’entendait bien, quelqu’un qui partageait ses options politiques ».

A l’en croire, « c’est peut-être pour cela que Joe Biden n’a pas choisi une activiste progressiste comme Elizabeth Warren,mais quelqu’un comme Kamala Harris qui était plus proche de ses idées ».

Mapote Gaye avec RFI