Pegasus: Des journalistes espionnés, voici les 11 pays concernés dont 3 en Afrique

Selon un consortium de 17 médias, le logiciel israélien «Pegasus» a été utilisé par une dizaine d’Etats, dont le Mexique, le Maroc et la Hongrie, pour espionner des milliers de politiques, journalistes, avocats et militants dans le monde entier.

En partenariat avec des journalistes du monde entier, Forbidden Stories et Amnesty International ont publié une longue étude sur Pegasus. Ce malware d’espionnage n’est pas nouveau, on le connaît depuis 2016, mais son créateur, une entreprise israélienne nommée NSO Group, opère depuis 2010. Son rôle est d’offrir un accès complet à un smartphone, pour suivre la position de son propriétaire, accéder à l’intégralité du contenu stocké en local et même activer microphone et caméras.

Un scénario digne d’un film d’espionnage, qui fonctionne autant sur Android que sur iOS. Le NSO Group exploite aussi discrètement que possible les failles de sécurité présentes dans les systèmes d’exploitation et même si Apple et Google les ferment au fil des mises à jour, il en reste toujours qui sont encore actives. La preuve, cette nouvelle étude met en avant une nouvelle méthode d’attaque encore plus redoutable, puisqu’elle ne nécessite aucune intervention manuelle.

Le consortium s’appuie sur «une fuite sans précédent de plus de 50 000 numéros de téléphone sélectionnés pour être surveillés», explique Forbidden Stories à propos de cette enquête internationale.

Des milliers des journalistes ciblés dans le monde entier par des gouvernements des pays qui ont acquis la technologie (et normalisé ses relations avec Israël en novembre 2020) tel que :

Mexico

Azerbaijan

Kazakhstan

Hungary

India

United Arab Emirates

Saudi Arabia

Bahrain

Morocco

Rwanda

Togo

Une occupation rentable ?

Si NSO Group se fait particulièrement remarquer, elle n’est pas la seule entreprise israélienne à être au cœur de graves controverses. Black Cube est également accusée d’avoir surveillé des opposants de l’ancien chef d’État (2001–2019) de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *