Où en est la promesse de Félix Tshisekedi d’installer un QG avancé de l’armée à Beni ?

Félix Tshisekedi, président de la République Démocratique du Congo. Ph. Tiers

Le texte « Nord-Kivu :Près de 30 cadavres découverts à Beni » de Dieubon Mughenze , publié le 19 novembre, n’a pas manqué de faire réagir les lecteurs d’ELECTION-NET avec près de 100 réactions reçues lors d’un débat sur le sujet du jour d’actualité. Voici un aperçu d’un courriel envoyé par un lecteur.

Nous avons observé depuis plusieurs années, une multitude d’insécurités se traduisant par des massacres, de kidnapping, des viols, des destructions et incendies des villages, de déplacements massifs des populations, des vols à mains armées et des braquages routières à l’Est du pays, notamment dans le Nord-Kivu (Région de Béni), Sud-Kivu (Uvira, Fizi, Mwenga,…) et dans l’Ituri.

Ces insécurités étant principalement à la fois dues aux groupes armés tant nationaux qu’étrangers, ont jusqu’à présent, été à la base de la perte énorme de plusieurs de nos compatriotes.

Où en est la promesse de Félix Tshisekedi?

Le Président de la République, lors de sa campagne électorale, ayant volontairement fait une promesse de déplacement de son quartier général pour l’installer au Nord-Kivu, devrait nécessairement concrétiser cette dernière afin de mettre un terme à ces désordres dans cette partie du territoire national.

La parole du Président de la République est une loi. Alors que la loi doit être respectée et c’est le président lui-meme qui est censé faire respecter la loi. Face à cela, nous considérons que la promesse du Chef de l’État faite à la population de Béni est un serment.

Sa non-concrétisation constitue une violation grave de son serment. Pour la petite histoire, à son temps opposant, le président de la République n’avait toujours cessé de dénoncer de manque de volonté de ceux de son prédécesseur pour terminer l’insécurité de l’Est que lui-même qualifiait chaque fois du théâtre du régime passé pour se maintenir au pouvoir. Aujourd’hui, on assiste au même spectacle.

Le Président de la République, est-il aussi à son tour associé à ce qui se passe à l’Est pour se maintenir au pouvoir ?

Il doit à cet effet manifester sa volonté politique en tant que chef de l’État et garant de la nation et imposer sa politique sur le plan sécuritaire pour instaurer la paix à l’Est du pays.

Pour y arriver, il doit dans l’urgence, procéder à la mutation des troupes qui y ont opéré depuis plusieurs années du fait de na pas être à la hauteur tout en sachant qu’un joueur n’ayant pas bien presté, est toujours changeable.

Certains militaires ne doivent pas se considérer comme étant de chefs coutumiers dans les lieux où ils ont opéré depuis l’arrivée de l’AFDL. L’autorité du chef de l’État en ce point doit s’imposer et ne doit jamais être négociable. La Présidence devra également aider les FARDC dans l’acquisition de matériels de guerre adaptés au contexte de l’insécurité de l’Est.

Et l’histoire de la Monusco avec ses drones ?

S’agissant de l’évasion de plusieurs milliers de détenus à la prison de Kangbayi et qui ont été repérés par la Monusco grâce à son système de géolocalisation, il se remarque à cet effet, un manque de volonté aussi de la part de cette force onusienne. On se demande pourquoi elle pouvait-elle pas procéder de la même façon pour repérer tous les nids de ces ADF qui, non seulement eux, mais aussi de toutes les autres forces négatives qui continuent à terroriser la population ?

Il se voit donc un complot pour continuer à exploiter les ressources naturelles du pays. C’est pourquoi, nous demandons à la Monusco de mieux refaire son plan et s’impliquer réellement et sans aucune fantaisie ni hypocrisie, afin de réaliser la mission à la quelle elle est appelée à réaliser, celle de stabilisation de la RDC, en particulier, de l’Est.


Les FARDC à son tour, doivent se mobiliser comme un seul homme pour défendre le territoire national et mettre fin à l’insécurité de la partie Est du pays sans pour autant compter à l’aide de la Monusco et ce, acquérir les matériels sophistiqués pour arriver à détecter tous ces malfrats.

Elles doivent également connaître à son sein qui est pour et qui ne l’est pas. Elles doivent identifier les traîtres et les dénoncer ou carrément procéder à l’identification de vrais patriotes ou les vrais originaires du pays. Aussi, changer les stratégies de traques des groupes armés s’avère nécessaire.


Enfin, que le Président de la République, les FARDC et la communauté internationale, nous disent réellement ce qui bloque le processus de paix à l’Est du pays.

Muhodari M. W., lecteur ENET