OICHA : les jeunes arrêtés arbitrairement à Mabasele et à Mbimbi

Le député Jean-Paul Paluku Ngahangondi dénonce les arrestations qu’il qualifie d’arbitraires et illégales par les éléments de l’ordre ainsi que les éléments des FARDC à Mabasele et à Mbimbi, dans la commune rurale d’Oicha, depuis qu’une position de l’armée loyaliste ait été attaquée par les présumés Maï-Maï, le vendredi 24 janvier à Oicha, chef-lieu du territoire de Beni.

Au cours d’une interview accordée à election-net.com, ce mardi 28 janvier 2020, cet élu de Beni-territoire dit ne pas comprendre la nouvelle démarche des éléments de l’ordre ainsi que les FARDC qui, selon lui, ont dévié leur mission.
« Ils sont à la recherche de vrais Maï-Maï ou ils veulent seulement avoir de l’argent ? Depuis qu’ils ont commencé à arrêter arbitrairement les jeunes de cette partie. Ils laissent libres ceux-là qui payent la somme exigée et d’autres qui viennent de familles sans moyens, sont directement transférés à Beni », révèle-t-il.
Par ailleurs, il a demandé au commandant de la PNC District d'Oïcha, et à l’auditeur militaire de la Cour opérationnelle de Beni, de pouvoir instruire leurs services à mener des actions contre la criminalité avec beaucoup de professionnalisme que de verser dans l'acharnement contre la population d'Oïcha.

‘‘Ce n’est pas parce que la plupart de Maï-Maï sont jeunes que tous les jeunes de Mabasele et de Mbimbi deviennent de mai-mai" a-t-il déclaré.
«Et si ces jeunes arrêtés arbitrairement étaient de Maï-Maï, pourquoi avoir libéré ceux-là qui ont donné une somme d’argent et puis vous transférez à Beni ceux qui sont venus des familles pauvres ? La police ne tient plus compte de toutes les procédures d’enquêtes. Tous, nous voulons que la paix puisse revenir à Beni, mais ce n’est pas dans cette allure que les vrais assaillants seront connus. Nous devons être sérieux et ne plus mentir aux gens, ces jeunes innocents doivent être libérés », a-t-il chuté.


Il sied de noter qu'une cinquantaine des femmes étaient dans la rue, le matin de ce mardi 28 janvier 2020 pour exiger la libération de leurs enfants qui ont été arrêtés arbitrairement à Mbimbi et à Mabasele.

Prince Bagheni, à Goma.

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