Nord-Kivu/soutien aux rebelles : les députés provinciaux rejettent des accusations de l’armée

Les députés provinciaux du Nord Kivu. Ph. Tiers

Les députés provinciaux du Nord-Kivu ont rejeté ce mardi avec force les accusations de l’armée sur un soutien aux groupes armés dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).

Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi 17 août 2021, les élus du Nord-Kivu dénoncent des propos diffamatoires à leur égard. Dans ce document, ces représentants du peuple mentionnent qu’aucun des députés nationaux ou provinciaux n’a été, jusqu’à ce jour, ni jugé ni condamné pour soutien avéré aux groupes armées.

« … Démentons formellement ce mensonge qui frise une diffamation grave et punissable de paiement de 2.000 USD à la fin de chaque mois aux Députés provinciaux du Nord Kivu qui, d’ailleurs, ont vu leur situation sociale se dégrader davantage depuis le début de l’état de siège. Aucun député n’a été bénéficiaire ni du loyer, ni des soins médicaux, ni des frais de transport depuis le début de la législature », dévoilent les élus provinciaux du Nord-Kivu.

Les députés mentionnent etre préoccupés par la faiblesse des résultats des opérations militaires, 100 jours après la proclamation de l’état de siège. Ils avancent pour preuve la poursuite des massacres des populations dans la région de Beni, Lubero, Rutshuru, Walikale, Masisi, Nyiragongo ainsi que l’insécurité dans les villes de Goma, Butembo et Beni. Ceux-ci indiquent avoir enregistré 440 civils tuées, plus de 25 véhicules incendiés, plus de 10 motos calcinées et plusieurs villages vidés de leurs habitants.

La réaction des députés du Nord-Kivu fait suite à l’accusation l'administration militaire du Nord-Kivu qui a révélé, lundi 16 août 2021, que la plupart de députés provinciaux originaires de l'Est du pays entretiennent des groupes armés et sont contre l'état de siège. Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu, a ainsi exhorté les habitants meurtris depuis plus de 7 ans à ne pas suivre les messages de certains députés originaires de la région qui appellent au soulèvement contre l'état de siège en vigueur depuis mai dernier, sur instruction du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Visesa Louangel, Stagiaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *