Nord-Kivu : Le parlement d'enfant dénonce l'exploitation des enfants dans les carrés miniers

Les plaidoyers menés par les structures intervenant dans le secteur de la protection des droits des enfants, ne semblent pas produite gain de cause dans beaucoup de territoires au Nord-Kivu où les enfants continuent à être exploités dans des carrières minières.

Au cours d'une interview exclusive accordée à Election-net.com ce mardi 29 décembre 2020 à Goma, Amadi Twaha coordinateur du haut conseil du parlement d'enfant au Nord-Kivu, a évoqué certaines raisons qui font que la violation des droits des enfants soit au rendez-vous dans les carrières minières.

Selon lui, l'insécurité grandissante dans beaucoup de milieux, l'absence de la volonté politique et des contrats des certains politiciens avec ces entreprises minières font que cette situation puisse perdurer.

Et de poursuivre en disant que plusieurs personnes ont toujours pensé que seul le secteur minier apporte plus d'argent sans un dur travail…

''Des politiciens sont accusés d'être de mèche ou de collaborer avec certaines entreprises minières au Nord-Kivu, dans d'autres rapports certains politiciens sont accusés de soutenir les groupes rebelles. Voilà pourquoi nous avons toujours parlé aux autorités quand nous les rencontrons et nous leur disons que l'exploitation des enfants continuent à être faite dans ces entreprises minières'', a-t-il indiqué à Election-net.com.

Cependant, M. Amadi Twaha a souligné que la plupart des autorités ne sont pas inquiétées de cette exploitation des enfants, parce qu'elles auraient de contrats avec ces entreprises minières, ''normalement, ces genres de violations devaient être une interpellation pour tous les décideurs, malheureusement l'autorité regarde tout cela avec un oeil complice, voilà pourquoi nous appelons les politiciens à ne plus collaborer avec les entreprises minières qui ont toujours exploité les enfants'',
a-t-il indiqué à election-net.com.

Enfin, ce coordinateur du haut conseil du parlement d'enfant Zone Est a indiqué que toutes ces exploitations sont interdites par la loi portant protection des droits des enfants et ne sont pas soutenues par les articles 53 à 61.

'l'enfant ne doit pas travailler pendant plus de quatre heures, et nul n'ignore que dans les carrière minière, on ne tient pas compte des heures, de la procédure ou de l'autorisation des services compétents, c'est pourquoi nous constatons cela avec amertume. Et c'est une violation flagrante de la convention internationaledes droits de l'enfant, de la charte africaine du bien être de l'enfant'', a-t-il chuté.

Prince Bagheni, à Goma