Nord-Kivu : le cratère de Nyiragongo continue à s’effondrer, selon l’OVG

OVG

Dans un communiqué parvenu à Election-net.com ce samedi 29 mai 2021, l’observatoire volcanologique de Goma a souligné que l’activité à Nyiragongo continue, selon lui 61 tremblements de terre se sont produits au cours des dernières 24 heures.

Il a été indiqué dans ce communiqué que les tremblements de terre et le mouvement du sol mesurés par GPS sont cohérents avec la poursuite du mouvement du magma dans le système des fissures du Nyiragongo vers le lac Kivu.

Cependant, l’OVG a indiqué que la surveillance révèle qu’avec la poursuite du mouvement du magma, le cratère de Nyiragongo continue de s’effondrer, ce qui a contribué au tremblement de terre et provoqué des émissions de cendres visibles depuis Goma.

Et de poursuivre que plusieurs sources d’informations confirment la présence de magma sous Goma, rechargé comme celle-ci et celles de 1977 et 2002 contribuent à l’existence des Mazuku qui reflètent la libération du CO2 du magma sous-jacent.

Par ailleurs il a été souligné dans ce communiqué que le comité scientifique a discuté des scénarios possibles qui sont numérotés en fonction de leur impact relatif sur la vie des infrastructures, et les trois premiers sont considérés comme ayant une probabilité comparable :

  1. Les tremblements de terre cesseront et l’éruption sera terminée. Dans ce scénario, les tremblements de terre continus provoquent l’expansion de la vallée du rift, ce qui permet au magma de rester sous terre sans entrer en éruption.
  2. Les tremblements de terre se poursuivront, mais la lave n’atteindra plus la surface.
  3. Les tremblements de terre continueront et la lave réapparaîtra soit sur la terre ferme, soit à l’extrémité nord du lac Kivu. Lors de l’éruption du Nyiragongo en 2002, la lave s’est écoulée dans le lac et a provoqué la formation d’un delta de lave et la destruction de tous ceux qui se trouvaient dans son passage.
    ”Ces trois options ressent possibles et il est difficile de déterminer leur probabilité effective”, peut-on lire dans ce communiqué de l’OVG.

Quatrièmement, il a indiqué que le comité scientifique a également discuté d’un scénario jugé beaucoup moins probable, mais qui ne peut pas être exclu, où une éruption, un glissement de terrain ou un grand tremblement de terre déstabilise les eaux profondes du fond du lac et provoque l’émergence de gaz dissous.

Enfin, l’OVG a indiqué que les conditions peuvent changer rapidement et que tout scénario pourrait se produire avec relativement peu d’avertissements, tout en énumérant quelques dangers, tels que :

  • Restez à l’écart des écoulées de lave qui peuvent provoquer une asphyxie, des brûlures graves ou la mort
  • Si la lave fait couler éruption dans le lac Kivu, gardez une distance considérable, car les explosions pourraient produire une balistique dangereuse.
  • Dans les mois avenir, les émissions de gaz seront de plus en plus fréquentes en raison du magma souterrain. Les fissures peuvent contenir des concertations mortelles de gaz. Restez à distance et surveillez vos enfants dans les zones basses telles que Mazuku.
  • Les précautions d’usage pour le lavage des légumes et la consommation d’eau des réservoirs doivent être suivies avec attention en raison de la présence de cendres volcaniques.

Enfin, il a été demandé à l’opinion de faire attention aux annonces des autorités compétentes concernant les modifications du volcan et les dangers associés.

Prince Bagheni, à Goma