Nord-Kivu : Face à des manifestations aux allures tribales, les journalistes appelés au professionnalisme

Rosalie Zawadi, présidente de l'unpc au Nord-Kivu. Photo de tiers

La section provinciale du Nord-Kivu de l'union nationale de la presse du Congo (UNPC) a, au cours d'une communication au centre de presse ce jeudi 15 avril 2021 à Goma, rappelé aux journalistes à plus de rigueur dans le traitement des informations en cette période où des violences entre différents membres de la communauté se sont produites avec des allures tribales en ville de Goma et en territoire de Nyiragongo.

Et ce, pour barrer la route à tout ce qui divise et à tout ce qui sème la confusion, barrer la route aux stéréotypes, aux préjugés et à la généralisation.

Rosalie Zawadi présidente de l'unpc au Nord-Kivu a rappelé qu'en période des conflits un mot utilisé dans un journal très suivi peut embraser, tout en demander aux chevaliers de la plume qu'ils s'assurent que chaque information diffusée dénote de toutes les vertus cardinales d'une information médiatique dont la responsabilité sociale du journaliste.

''[…], cette dernière, comme vous le savez, nous exige le respect de diffuser l'information qui produira plutôt un impact positif dans le comportement des citoyens qui consomment quotidiennement nos produits'', a-t-elle rappelé.

En outre, il a été souligné que les médias doivent s'interdire les paroles, gestes, écrits, images ou emblèmes incitant au meurtre, à la haine facile, ethnique ou régionale comme le souligne le manuel de formation de l'Agence de presse SYFIA GRANDS LACS, la responsabilité sociale qui, consiste à : dire sans nuire, montrer sans choquer, dénoncer sans condamner et informer sans décourager.

Enfin, l'UNPC/Nord-Kivu a demandé impérativement aux journalistes à doubler la vigilance afin que des appels à la violence et à la haine tribale ne passent pas par leurs organes de presse qui devront rester des précieux outils de promotion de la cohésion sociale, de la démocratie et développement.

''[…], pour atteindre ce résultat, l'utilisation de seuls journalistes formés dans la couverture de questions de conflits nous semble une des conditions sine qua none'', a renchéri Rosalie Zawadi.

Prince Bagheni, à Goma