Nord-Kivu: Ce que les jeunes du Nord-Kivu ont recommandé à la commission parlementaire venue de Kinshasa

Quelques policiers déployés à Goma lors de la marche de Lamuka/ election-net.com

Le conseil provincial de la jeunesse a rencontré ce vendredi 23 avril 2021 à Goma,  la Commission parlementaire de l’assemblée nationale dépêchée pour s’enquérir de la situation sécuritaire à Goma et ses environs après les violences ayant coûté la vie à une dizaine des personnes. Conduite par son président Guy Kibira Ndole cette délégation a recommencé ceci: 

Nous leurs avons dit clairement : 1.Nous acceptons plus que nos compatriotes continuent à être tués et massacrés ni par les ADF, FDLR et les multiples groupes armés alors que nous avons les dirigeants animateurs des institutions constitutionnelles. 

2.Il faut impérativement que les Gouvernants assument correctement leur rôle régalien en s’assurant du respect des frontières du pays et la libre circulation des personnes et de leurs biens.

3.Il ne faut pas que le dossier Turunga, buhene, majengo, Kihisi et Munigi nous fasse oublier que la population continue à se faire massacrer à Béni, Masisi, Walikale, Lubero, Rutshuru, Nyiragongo, Butembo et Goma. En tant que parlementaires congolais il faut se pencher sur les questions sociopolitique et sécuritaires sur toute l’étendue du territoire de la province du Nord-Kivu.

4.Les enquêtes sérieuses et non complaisantes doivent être diligentées pour dénicher les auteurs intellectuels et matériels dans les derniers événements du 11 avril 2021 entre Goma et Nyiragongo causant plusieurs dégâts humains et matériels.

5.Une fois identifié, que les auteurs soient traduit en justice sans tenir compte de leurs rangs sociales (Gangs, seigneurs des guerres, notables, acteurs de la société civile, chef coutumier, députés ou ministres et même les officiers de l’armée et de la police nationale congolaise s’ils sont impliqués). 

6.Effectuer la descente sur le site des événements du 11 avril 2021 pour se rendre compte du dégât pour envisager une assistance conséquente aux victimes rescapés.

7.En ce qui concerne la MONUSCO, nous avons demandé l’évaluation immédiate de la pertinence de la présence au pays ainsi que son mandat avant d’envisager son renouvellement.

8.Nous avons également demandé à tous de ne pas croire à l’idée d’une crise intercommunautaire mais plus tôt des conflits fonciers mal gérés par les services et autorités compétentes. 

9.Enfin nous avons demandé que les autorités assument et qu’elles restaurent l’autorité de l’État sur l’étendue du territoire nationale avec un accent dans les zones troubles (Beni notamment).