Mwene-Ditu : l’UNPC s’en va en guerre contre “les moutons noirs”

UNPC logo

La journée nationale de la presse a été célébrée avec faste ce jeudi 22 juillet dans la ville de Mwene-Ditu, province de Lomami à l’hôtel Alkam, en présence des autorités urbaines.

Sous l’organisation de l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC), sous-section de Mwene-Ditu, une quarantaine des journalistes a pris part à cette activité d’échange d’idées et de réflexions qui s’inscrivait dans le cadre des manifestations commémoratives de la journée nationale de la presse célébrée le 22 juillet de chaque année.

Prenant la parole à cette occasion, le président de l’UNPC sous-section de Mwene-Ditu, Stéphane Étienne Mukendi Tshishi a rappelé que depuis les années 90, l’exercice du métier de journaliste est miné par plusieurs maux, dont les plus marquants ont été l’invasion des “moutons noirs” qui sont aujourd’hui responsables de plusieurs dérapages décriés.

“Ainsi donc, l’exercice de la profession journalistique ne peut pas être laissé à quiconque”, a déclaré Mukendi Tshishi.

En son sein se retrouve fort malheureusement et pêle-mêle selon lui, des journalistes chevronnés, ayant science et expérience, possédant la science sans beaucoup d’expérience ;

“Des journalistes expérimentés sans grande visions scientifiques, des journalistes qui n’ayant, ni science ni expérience, s’efforcent cependant de suivre le pas de la profession, mais aussi des gens qui se disent dont on sait où, infiltrant la profession, l’encombrant inutilement avec comme conséquence de discrédit jeté sur la presse(…)”, a-t-il ajouté.

À en croire Stéphane Mukendi, ces “moutons noirs” sont nés avec la prolifération des chaînes de Radio et de Télévision implantées par les opérateurs économiques qui emploient comme agents, leurs frères et sœurs, cousins et cousines comme journaliste sans oublier les politiciens qui se tapent les émetteurs en engageant les gens comme leurs caisses de résonance. Ce, pour salire le métier et saper sa noblesse sans signer le contrat et sans salaire.

Jean-Paul Tshimanga

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *