Monusco : "Quel bilan pour Leila Zerrougui après 3 ans en RDC ?", s'interroge Edgar Mateso

La cheffe de la Monusco, Léïla Zerrougui, lors d'une intervention à la radio Okapi. Photo de tiers

Edgar Katembo Mateso, vice-président de la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu s'est interrogé sur le bilan de l'ancienne Cheffe de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo(MONUSCO). Voici l'intégralité de réflexion à ce sujet:

  1. Qu'est-ce que les Congolais retiendront de cette Algérienne, Experte Juridique en matière des droits de l’homme et de l’administration de la justice qui avait été nommée Représentante Spéciale du Secrétaire Général de l'ONU en République Démocratique du Congo depuis le 27 décembre 2017 ?
  2. N'a-t-elle pas plutôt abandonné le pays dans des décombres au stade pire qu'elle ne l'a rencontré? Quelle aura été le succès de sa mission
  • si au cours de son mandat, la récurrence de la fréquence des massacres a été celle jamais connue : plus ou moins 1200 victimes pour seulement sa dernière année (2020)?
  • si l'on continue à décrier, une fois de plus, la résurgence de l'activisme du NDC/R de Guidon qui serait une fois de plus appuyé par les ex-M23?
  • si l'entrée des militaires rwandais et Ougandais est encore une suspectée ça et là?
  • si les effectifs des ADF donnent l'impression d'être renforcées à travers les frontières poreuses au regard de leur nouvelle capacité de nuisance ?
  1. Quel rôle aura-t-elle joué face aux FIB Tanzaniens qui n'ont pas pu lancé des assauts significatifs contre les ADF parmi lesquels on suspecte la présence des réfugiés rwandais expulsés de la Tanzanie après un séjour de plus de 20 ans comme réfugiés et dont le M23 ne cessait de réclamer à vive voix l'installation en RDC comme réfugiés congolais ?
  2. Quel aura été le bilan de sa MONUSCO qui en 2013 avait refusé d'appuyer les FARDC au motif que les casques bleus ne pouvaient pas cautionner l'appui aux militaires dont certains officiers sont sous sanctions internationales, mais qui sont devenus aujourd'hui des partenaires incontournables?
  3. Quel aura été son appui face à une RDC qui n'a pas été capable de créer un tribunal spécial pour réprimer tous les crimes commis au pays depuis l'arrivée de la MONUSCO ?
  4. Enfin, que va-t-elle présenter aux Nations-Unies comme valeur ajoutée en matière de maintien de la paix en RDC et de protection des civils durant son mandat ?

Edgar Katembo Mateso

Il sied de noter qu'après 3 ans en RDC, Leila Zerrougui a été remplacée par la Guinéenne Bintou Keita. La nouvelle patronne de la monusco n'aura pas, visiblement, la tâche facile au regard de la montée de l'insécurité à l'est de la RDC principalement dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri.

Dieubon Mughenze, à Beni