Mbuji-Mayi: Reprise de cours à l'Istm après une semaine de suspension

Vue de la ville de Mbuji Mayi/ Kasai Oriental/ Ph. Tiers


Les activités académiques ont repris le lundi 21 juin 2021 à l'Institut supérieur des techniques médicales (Istm) de Mbuji-Mayi. C'est après une semaine de suspension suite aux troubles survenus entre les éléments de la police et les étudiants causant ainsi la mort par balle d’un élève et plusieurs blessés.


Par ailleurs, le comité de gestion de l'Istm/Mbuji-Mayi invite les étudiants qui traînent à la maison à retrouver les auditoires pour reprendre les examens de mi-session. «Je vous le confirme, les étudiants sont dans les auditoires. Les activités ont réellement repris à l’Istm/Mbuji-Mayi», a révélé à la presse le Docteur Kabumba, secrétaire général académique, après une visite d’inspection sur le campus de cet alma mater.


Il a également signalé que les pourparlers avec les enseignants qui étaient en grève se poursuivront et ces dernières auront une solution à leurs revendications. «Les revendications vont avoir des solutions, parce que nous avons prévus une réunion avec les enseignants aujourd’hui même. Nous allons nous entendre. Il n’y aura pas de problème», a-t-il souligné.


Le Docteur Kabumba a demandé aux détracteurs de l’actuel comité de gestion d’attendre la fin du mandat pour faire valoir leurs prétentions. «Le comité de gestion ne peut pas être changé par la volonté de gens. C’est un comité à mandat et le mandat a une durée déterminée. On ne va pas changer le comité parce que les gens préfèrent venir dans ce comité de gestion. C’est le ministre de l’Esu qui va décider, s’il faut ou pas changer le comité de gestion. Mais en attendant…qu’on ne puisse pas préjudicier les enfants qui ont payé leur argent, ils doivent étudier », a-t-il soutenu.


À titre informatif, le conseil provincial de sécurité dirigé par la gouverneure intérimaire de la province du Kasaï Oriental, Jeanette Longa Musuamba avait décidé de la suspension des cours le 14 juin 2021 à la suite d’une manifestation des étudiants qui avait provoqué le décès d’un élève du collège Saint Léon.


Albert E. Ngandu