Massacres de Beni : l’évaluation des opérations militaires en cours vivement souhaitée

Des militaires de FARDC au front à l'Est.

Les honorables Prince Kihangi, Mbusa Nzanzu Yotama Mbenze, Musavuli Kipasa Moïse et Alain Siwaka Kasereka ont, dans une correspondance adressée au premier ministre et au ministre de l’Intérieur, extériorisé leur plaidoyer sur la protection des populations civiles et de leurs biens au Nord-Kivu.

Tous ces élus provinciaux ont, dans cette correspondance, consultée par Election-net.com ce jeudi 14 janvier 2021, demandé au président de la République et/ou au gouvernement congolais, de procéder à l’évaluation des opérations militaires en cours dans la région de Beni. Et ce, dans l’objectif de déceler les forces et les faiblesses, sanctionner positivement ou négativement les militaires engagés dans les opérations et prendre en toute urgence les dispositions suite à gravité de la situation.

Tout en demandant au commandant suprême des FARDC de venir s’installer au Nord-Kivu, afin de matérialiser sa promesse pouvant lui permettre de suivre de près la situation sécuritaire, ils ont plaidé au près de ce dernier de diligenter les enquêtes sérieuses visant à identifier les égorgeurs et leurs complices. Ce, afin de les mettre à la disposition de la justice, afin de subir la rigueur de la loi.

En outre, ces élus du peuple ont proposé qu’il y ait mutation de certains officiers militaires, ainsi qu’à la relève des troupes engagées dans la région depuis plus d’un an. Et également, identifier et sanctionner les officiers militaires qui collaborent avec les groupes armés.

Enfin, ceux-ci ont plaidé pour que soit mise à la disposition des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), une logistique conséquente. Mais également, améliorer les conditions de tous ces militaires engagés dans les opérations.

”Rendre opérationnel, sans plus tarder, le programme de Désarmement, Démobilisation et réinsertion communautaire au Nord-Kivu. Et déclarer Beni comme zone sinistrée avec toutes conséquences y afférentes”, conclu ladite correspondance.

Prince Bagheni, à Goma