Maniema : un député déplore le silence des autorités après le kidnapping de deux médecins à Kabambare

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Le député provincial Thierry Badisungu Kamwanga est sorti ce lundi 22 mars de son silence, face à la situation de quatre Congolais, dont deux médecins et deux activistes des droits de l’homme Kidnappés par des présumés miliciens maï maï Malaïka, il y a plusieurs mois, et restés toujours entre les mains de leurs ravisseurs.

Il s’agit de deux médecins Congolais affectés à l’hôpital Général de Référence de Lusangi, et l’ancien Président de la Société Civile sous-antenne de Salamabila et celui de l’Assomption la Voix des Sans Voix, toujours de Salamabila, en territoire de Kabambare.

Les deux premiers sont en captivité depuis plus de deux mois, alors que les deux autres les sont, depuis une année et trois mois.

Dans une motion incidentielle présentée à la plénière de l’Assemblée provinciale de ce lundi 22 mars, l’élu du territoire de Kabambare s’est dit étonné du silence des autorités sur cette situation.

“(…) Ce qui est étonnant, c’est le silence qui ne dit pas son nom des autorités compétentes provinciales et nationales censées protégées la population que nous représentons ici”, s’est-il alarmé.

Il rappelle qu’un pareil cas s’est passé en 2019 à Salamabila, toujours dans le territoire de Kabambare avec le Kidnapping de deux sujets étrangers (un Sud-africain et un Zimbabwéen), et a suscité la mobilisation totale de toutes les autorités compétentes du pays jusqu’à la libération rapide de ces otages.

“Le silence qu’affichent ces autorités, poussent mes électeurs et moi-même à ne pas comprendre pourquoi les autorités compétentes de notre pays appliquent-elles la politique de deux poids et deux mesures dans ce dossier”, s’est-il interrogé.

Il a enfin, sollicité l’implication totale de l’Assemblée provinciale pour qu’elle puisse voter une recommandation à soumettre au Gouvernement provincial afin de l’obliger à prendre des mesures idoines non seulement pour la libération de “ces quatres paisibles citoyens Kidnappés, mais aussi et surtout pour le rétablissement définitif de la paix dans cette partie de la province”.

En réaction, la plénière a décider de décréter à ce sujet, un huit-clos après la séance prévue ce mardi 24 mars. Vont y participer en plus des députés provinciaux, le Gouverneur de province ainsi que son adjoint, et tous les membres du conseil provincial de sécurité.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu