Maniema/Motion Musafiri: Qui est responsable de dérapages observés à Kindu ?

FODÉ KANDE de la nationalité sénégalaise, chef de sous bureau MONUSCO Kindu interpellé ce lundi 13 juillet à Kindu. /Ph. Tony Kasongo

Les réactions se multiplient à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema au lendemain des échauffourées entre la police et les jeunes partisans du Gouverneur de Province Auguy Musafiri Nkola MIOMA, qui voulaient empêcher l'ouverture de la session extraordinaire de l'Assemblée Provinciale du Maniema, ayant causé la mort d'une personne et plusieurs blessés, dans le camp des manifestants anti session extraordinaire.

Les multiples réactions enregistrées tournent autour de la responsabilité des auteurs tant matériels qu'intellectuels de cette manifestation. Les intervenants se rejettent la responsabilité, selon que l'on est d'un camp ou de l'autre. Parmi ces nombreuses réactions, l'on note celles du Coordonnateur Provincial du mouvement citoyen Filimbi au Maniema.

Dans son message parvenu à election-net.com ce dimanche 16 août, Benjamin Amuri, dit condamner " la répression sanglante et disproportionnée de la police nationale congolaise à l'Assemblée Provinciale du Maniema, ce samedi 15 août .

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En outre, il rappelle que "la vie humaine est sacrée et nulle ne peut ôter la vie de son semblable sous aucun prétexte".

Il se demande également quel rôle le Maire de la ville de Kindu, a-t-il joué, pour éviter les incidents malheureux du samedi. Parceque selon lui, "dans la pratique du maintien et rétablissement de l'ordre public, l'autorité municipale joue un rôle important. Car c'est elle qui réquisionne les forces de l'ordre et qui autorise l'usage de la force", dit-il. Et de préciser : " Pour le cas de Kindu, c'est le Maire de la ville qui doit autoriser la police de charger les manifestants et/ou de faire usage des armes non létales".

Cet activiste de Filimbi se pose également une série des questions, auxquelles il demande des éclaircissements.

"Nous nous posons plusieurs questions sur les évènements d'hier et précédents:

1) Pourquoi la police était en possession des armes non létales?

2) Pourquoi et comment les jeunes se sont retrouvés à l'assemblée provinciale ?

3) Qu'est-ce qui a été à la base des échauffourées entre police et les jeunes ?

4) L'autorité qui doit autoriser la police de faire usage de la force c'est le maire de la ville. Est-ce que c'est le maire ou son délégué qui aurait autorisé à la police de faire usage des balles réelles comme l'exige le principe de réquisition ?

5) Où était le maire de la ville pendant ces moments des troubles ?

6) Qui était le chef de fil de ces jeunes gens?

7) Quel est le policier qui a tiré et sur l'ordre de qui?

8) Que dit la justice militaire et civile face à ces incidents malheureux", s'interroge-t-il.

À Benjamin Amuri de chuter : "Nous avons besoin des éclaircissements sur ces incidents pour établir les responsabilités des uns et des autres".

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu