Maniema : meurtre des motocycles à Salamabila, la société civile réclame justice

Monument de la paix de Salamabila/photo droits tiers

Un mois après le meurtre des deux conducteurs de taxi-moto à Salamabila, commune rurale du territoire de Kabambare, située à 375 km de Kindu chef-lieu de la province du Maniema, le procès des présumés auteurs de ce meurtre peine toujours à démarrer.

Cette situation inquiète la société civile forces vives, sous-antenne de Salamabila. Dans une interview accordée à la presse de Kindu ce mercredi 17 novembre 202, le président de cette structure citoyenne demande l'ouverture des audiences publiques.

"Il y a un mois depuis le drame qui a semé la désolation auprès de la population de Salamabila. Les deux motards ont été sauvagement abattus par les forces loyalistes qui sont censés protéger la population. Mais il y a eu un magistrat de l'auditorat militaire de Kasongo qui a été déployé pour aller ouvrir les enquêtes et préparer le procès quant à ce. Je crois celui-ci a estimé avoir terminé la phase pré-juridictionnelle, on attendait que les audiences publiques puissent se dérouler afin de pouvoir établir des culpabilités. Depuis un certain on observe un calme, on attend le déploiement des juges, jusqu'aujourd'hui les juges ne sont pas déployés, on ne connaît pas profondément la cause, c'est quoi. Les choses tournent maintenant au ralenti alors que la population attendait voir le procès se tenir à Salamabila afin que les culpabilités soient établies", a déclaré Baruani Saidi Vumba président de la société civile forces vives sous-antenne de Salamabila.

Et d'ajouter :

"Chez nous, on est en train de demander que le Gouverneur de province puisse au moins activer la machine, parler avec la justice, parler avec l'auditeur supérieur à Kindu, le premier président de la cour militaire à Kindu, de pouvoir diligenter une équipe des juges pour que ce procès se tienne à Salamabila afin d'instruire les autres qu'ils ne peuvent pas mettre fin à la vie des citoyens quand ils veulent".

Pour rappel, deux motocycles avaient été tués par balles leurs tirées dessus par des militaires FARDC le 19 octobre dernier. L'un avait été tué au niveau de la barrière de Mananasi située à 5 km de la commune rurale de Salamabila, pour avoir refusé de donner les frais lui exigés par des militaires pour son passage à cette barrière et l'autre, au niveau de l'aérodrome de la place aux moments des manifestations populaires de colère contre le meurtre du premier.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *