Maniema : Matata Ponyo appelé à ne plus crier à l’instrumentalisation de la justice

Matata Ponyo, ex premier ministre congolais. Ph. Tiers

Les avis restent partager à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, province d’origine du Sénateur Augustin Matata Ponyo Mapon, au lendemain de la levée par le Procureur du Parquet général près la Cour constitutionnelle, de son assignation en résidence surveillée.

Si plusieurs de ses sympathisants se réjouissent de cette décision, qu’il considère comme une victoire contre la justice, qu’il qualifie de “politisée et instrumentalisée”, d’autres par contre, voit dans celle-ci un signe du bon fonctionnement de la justice.

C’est le cas de Maître Juvenal Djende, avocat près la cour d’appel de Kindu, et enseignant à la faculté de droit à l’Université de Kindu. Pour lui, la justice vient de prouver qu’elle instruit à charge et à décharge.

“Pour moi c’est un sentiment de satisfaction pour le bon fonctionnement de la justice. Tout le monde pensait à un acharnement de la justice politisée. La justice vient de démontrer qu’elle est indépendante. Elle a prouvé qu’elle instruit à charge et à décharge”, déclare-t-il à election-net-com.

Il se montre par contre prudent quant à la suite de ce feuilleton entre la justice de la République Démocratique du Congo et l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, qu’il appelle à ne plus crier à l’instrumentalisation de la justice.

“Je pense que les indices étaient là mais des faits nouveaux ont démontré qu’il n’était pas impliqué. Je le dis en tenant compte du fait que d’autres personnes arrêtées dans le même dossier, parmi ses collaborateurs, restent en détention”

Et de poursuivre :

“MAPON ayant plusieurs dossiers suspects sur sa tête, le jour où il serait arrêté et condamné pour un autre dossier, il ne serait pas intéressant qu’il crie à l’instrumentalisation de la justice comme il le disait déjà à l’avance depuis Guinée”.

Et de chuter :

“Apprenons à faire confiance à la justice, apprenons à laisser nos proches répondre de leurs actes si ils sont réellement coupables!”.

Rappelons que l’ancien Premier ministre a été libéré mercredi soir par le Procureur général près la cour constitutionnelle qui l’avait assigné en résidence surveillée un jour avant. Et ce, dans le cadre de l’affaire de l’indemnisation des commerçants étrangers victimes de la Zaïrianisation. Il lui était reproché un prétendu détournement d’une somme de plus de 120 millions de dollars américains et plus de 20 millions d’euros.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac.

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