Maniema: Le Syeco fait un constat d'échec de son appel à une grève sèche à Kindu

reprise des cours dans les écoles conventionnées catholiques et protestantes. Ph Tiers

L'appel à une grève sèche de 14 jours à partir de ce vendredi 30 octobre dans les écoles publiques de la province du Maniema, lancé 48 heures avant par la synergie de deux organisations syndicales, à savoir : le Syndicat des Enseignants du Congo (Syeco-Maniema), ainsi que le Syndicat National des Écoles Conventionnées Catholiques (Synecath-Maniema), a été timidement suivi en cette première journée de grève à Kindu, chef-lieu de la province du Maniema.

La majorité d'écoles de la ville visitées par election-net.com ce vendredi matin ont accueilli les élèves. Les enseignants y étaient présents, dispensant normalement cours. C'est à l'occurrence des grandes écoles catholiques situées dans la commune de Kasuku, comme le cas du collège de l'Enano, Lycée Matumaini et l'Institut d'Excellence ont fonctionné normalement ou encore l'Institut Juhudi une école conventionnée islamique.

Ce même constat a été aussi fait dans les écoles primaires conventionnées Mikelenge, Mapendano, Kapondjo et Tuendeleye.

Là où le mot d'ordre a tenté y tenir, c'est dans la commune d'Alunguli située à la rive droite du fleuve Congo.

Dans plusieurs écoles de cette commune, la majorité d'enseignants n'étaient pas présents. Les quelques enseignants présents ont dispensé cours pendant quelques heures avant de faire retourner les élèves aux environs de 10heures.

Cependant, le Secrétaire du Syndicat des Enseignants du Congo (Syeco/section d'Alunguli), fustige le fait que certains chefs d'établissement menacent de sanctionner les enseignants qui vont obtempérer au mot d'ordre de leur syndicat.

"J'ai un constat amère à propos de certains chefs d'établissement qui obligent aux enseignants de rester à l'école sans pour autant obtempérer au mot d'ordre donné par le Syndicat", a dit Kitoko Mwendapeke René.

Pour sa part, le Secrétaire provincial du Syndicat des Enseignants du Congo ( Syeco-Maniema), Mahulumwanda Mukute fait un constat d'échec de la grève à sa première journée.

"En tout cas, en cette première journée, ce n'est pas une réussite par rapport à ce à quoi on s'attendait. Parceque les enseignants ont résolu d'observer ce mot à l'unanimité, mais certaines écoles ont respecté, leurs engagements, d'autres non", a-t-il indiqué, avant d'exprimer sa déception :

"Alors c'est pour moi une déception de la part de mes camarades enseignants, qui n'ont pas voulu respecté leurs propres paroles", s'est-il indigné.

Pour lui, cet échec est dit à la lâcheté des enseignants.

"Je peux que dire que c'est de la lâcheté seulement. Il n'y a pas une autre cause. Parce qu'en âme et conscience, ils ont décidé d'observer ce mot d'ordre, malheureusement ce n'est pas le cas, donc c'est de la lâcheté", a-t-il expliqué.

Il préconise déjà la levée de ladite grève, si l'engouement ne s'observait pas.

"Si pour la première journée il n'y a rien comme constat, le deuxième jour s'il n'y a pas d'engouement dans l'entrée en grève, en tout cas, je ne peux qu'être déçu et demander même la levée de cette grève, parce qu'elle n'aura pas son sens", a-t-il poursuivi.

Et de chuter:

"Le message, c'est de demander aux enseignants de respecter leur mot d'ordre, il n'est jamais trop tard pour faire mieux".

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu