Maniema : la Société Civile s’oppose aux poursuites judiciaires contre les personnalités politiques

Stéphane Kamundala, président de la société civile forces vives du Maniema/ photo ENET- Tony Kasongo

Les interpellations et les condamnations en justice des personnalités politiques depuis l’avènement de l’actuel Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi inquiète la Société Civile Forces Vives du Maniema, SOCIMA.

Dans une déclaration lue devant la presse de Kindu ce mardi 11 mai, cette structure citoyenne déplore le fait que selon elle, les actions judiciaires ouvertes en cascade les sont “essentiellement et malheureusement contre les ressortissants d’une seule partie de la RDC, à savoir les gens de l’Est”.

À titre illustratif, elle cite : “Honorable Vital Kamerhe, le Directeur Général Adjoint de l’Office des Voiries et Drainage, OVD, Benjamin Wenga, le Directeur Général de la Régie des Voies Aériennes, RVA, Abdala Bilenge, le Directeur Général de l’Institut National des Statistiques, INS, Roger Shulungu Runika, etc”.

Elle rappelle aussi les menaces d’il y a peu, “d’arrêter l’honorable Alexis Thambwe Mwamba, Président honoraire du Sénat qui venait d’alimenter les débats dans les réseaux sociaux et aujourd’hui c’est le tour de l’honorable Sénateur Matata Ponyo Mapon de faire l’objet des poursuites judiciaires pour des faits lui reprochés qui datent de plus de cinq ans”. Et d’ajouter : ” Pourtant après lui, leurs excellences Premiers Ministres Samy Badibanga, Bruno Tshibala et Ilunga Ilunkamba sont passés par cette fonction et n’ont jamais été inquiétés”.

“Il s’agit, pour la Société Civile Forces Vives du Maniema, SOCIMA, en sigle, d’une justice à double vitesse et d’une politique de deux poids deux mesures”, a déclaré Me Stéphane Kamundala, Président de la SOCIMA.

“Toujours pour la Société Civile Forces Vives du Maniema, la manière dont la justice congolaise traque et traite les fils de l’est frise le règlement des comptes entre politiciens et constitue une stratégie, qui ne dira pas son nom, de charger en amont, les casiers judiciaires de quelques personnalités politiques jouissant de certaines notoriété et crédibilité à tous les niveaux et partout à travers le monde et qui risquent d’être gênantes en aval, précisément lors des échéances électorales qui pointent à l’horizon 2023”, a-t-il poursuivi.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

monte au créneau pour dénoncer “une justice à double vitesse et d’une politique de deux poids deux mesures”.