Maniema : la société civile déplore le non-désarmement des miliciens à Kabambare

Miliciens CODECO à Largu près de la paroisse Drodro ce 30 aout 2020

La Nouvelle Société Civile Congolaise, coordination provinciale du Maniema est sortie de son silence pour commenter
La signature le 13 juillet dernier d'un acte d'engagement pour la paix entre deux factions rebelles de la milice maï maï Malaïka d'une part et le gouvernement provincial d'autres part.

Tout en saluant la démarche du Gouverneur intérimaire, le Coordonnateur provincial de cette structure citoyenne dit craindre le fait que ces miliciens continuent à garder leurs armes, alors qu'ils se sont engagés pour la paix.

"Au niveau de la Nouvelle société civile Congolaise, nous avons avant tout félicité cette action, parceque ça fait longtemps, nous même au niveau de la Nouvelle société civile, nous avons beaucoup travaillé sur la pacification du Sud-Maniema. Nous avons écrit un document que nous avons envoyé même chez le Chef de l'État et dont le Gouverneur sortant avait déjà donné son accord, et même l'Assemblée provinciale pour organiser le forum qui devrait tabler sur la pacification du Sud-Maniema en général, et de Kabambare en particulier. Cela n'était pas fait, mais le Gouverneur ad intérim est parti avec sa caravane de la paix, c'est une bonne chose. Mais ce que nous craignons nous de notre côté, c'est quoi : les deux factions rebelles maï maï Malaïka qui se sont mis d'accord, ils sont tous en armes, ils ne sont pas désarmés. Or, les personnes en armes sont plus dangereuses. Quand quelqu'un a une arme, il se sent capable de tout, et il peut utiliser cette arme pour faire du n'importe quoi", a dit Mukubwa Kastaime Mputu dans une interview accordée à election-net-com.

Et de poursuivre :

"Ce qui est grave, au niveau de Salamabila c'est une petite bourgade, une petite agglomération, on retrouve au moins quatre groupes en armes. Ceux de Sheikh en armes, ceux de Souverain en armes, la police en armes et les FARDC en armes. Il suffit d'un déclencheur simple et le feu s'embrase. C'est ce que nous craignons".

Il appelle en effet le gouvernement provincial de ne pas se limiter à la signature dudit acte d'engagement pour la paix, mais de démobiliser ces derniers, les désarmer, les réinsérer et réintégrer dans l'armée ceux qui veulent servir dans l'armée nationale.

"C'est pourquoi cette politique du gouvernement provincial ne doit pas s'arrêter là. On doit aller plus loin. C'est-à-dire, démobiliser, désarmer, réinsérer les groupes armés, et même ceux-là qui veulent servir sous le drapeau, qu'ils soient intégrés dans l'armée afin de pacifier complément le Sud-Maniema. Si cela n'est pas fait, je sais que tout peut arriver n'importe quand et n'importe comment, et ça peut éclater", a-t-il chuté.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

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