Maniema/Hausse des décès à Bikenge : Le chef de division de la santé infirme les chiffres de 200 morts depuis le début de l’année

Dr. Estache Bibala, Chef de division de la santé au Maniema/photo ENET Isaac Kilikumbi

Dans une interview accordée à election-net.com ce mardi 19 janvier, le Chef de de division provinciale de la santé au Maniema a apporté des éclaircissements sur la situation de l’aire de santé de Bikenge dans la zone de santé de Kunda, où les informations concordantes signalent que plus de 200 décès seraient déjà enregistrés dans cette aire de santé depuis le début de l’année en cours.

Le docteur Estache Bibala ne confirme pas ces informations qu’il qualifie des rumeurs rependues sur les réseaux sociaux.

“Je ne sais pas confirmer cette information(…). Est-il que comme vous, j’ai suivi, j’ai lu des messages, raison pour laquelle nous considérons toutes ces informations comme des rumeurs, lesquelles rumeurs devant nécessité une vérification, nous avons demandé aux autorités de la zone de santé de nous faire le rapport, et nous avons appuyé les experts de la zone de santé par une équipe d’épidémiologistes et des biologistes qui se trouvent aujourd’hui à Bikenge dans le cadre d’une investigation pour que tout le monde soit éclairé”, a fait savoir le docteur Estache Bibala.

Cependant, il indique que les premières informations lui fournies par l’équipe dépêchée sur place font état de l’augmentation des cas de paludisme grave qui frappent en majorité les enfants de moins de 5 ans.

“L’équipe qui est descendue, après entretien et visite des différentes formations sanitaires après consultation des registres, entretien avec les professionnels de santé, a pu constaté que pendant la période du 1er décembre à la période du 15 janvier, que le centre de santé de référence de Bikenge a reçu autour de 208 cas parmi lesquels il y avait 121 cas qui ont consulté le centre de santé dus au paludisme”, a-t-il renchéri, avant de poursuivre :

“Et aux formes de paludisme, il a été constaté que dans le centre de santé de référence, 99 cas qui sont tous pratiquement des enfants de moins de 5 ans qui ont consulté la structure, étaient dans le tableau de paludisme grave”.

Les patients présentent selon lui: “une fièvre, asthénie, fatigabilité, avec un signe de gravité qui peut être soit la déshydratation, l’anémie, le vomissement”.

Par contre, il souligne que le centre de santé de référence de Bikenge n’a enregistré que 12 décès pendant la période susmentionnée, dont 9 dus au paludisme grave, et uniquement des enfants de moins de 5 ans.

“Le système d’information n’a pas notifié 200 décès”, a-t-il martelé, tout en se montrant réservé, et appelant les uns et les autres à attendre le rapport complet d’investigation.

En outre, il souligne que les investigations vont se poursuivre au-delà des structures officielles , c’est-à-dire les formations sanitaires privées, et dans les aires de santé avoisinantes pour savoir s’il y a eu des décès dans la communauté.

D’après toujours lui, des mesures ont été prises pour riposter a cette situation. Il rassure que le gouvernement provincial a, avec l’appui de ses partenaires, a dépêché un lot des médicaments.

Il appelle enfin la population à l’apaisement, car la situation est sur le point d’être maîtrisée.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu