Maniema/Exétat 2021 : le nombre des filles candidates connaît une forte régression

Mâle d'items ouvert par deux candidats/photo Isaac Kilikumbi

Les épreuves hors session des examens d’État édition 2021 commencent ce lundi 12 juillet 2021 dans la province éducationnelle de l’EPST Maniema1, à l’instar d’autres provinces éducationnelles de la République Démocratique du Congo. C’est à l’école primaire Kindu-Ville de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, que le coup d’envoi de ces épreuves a été donné par le Ministre provincial du Budget, Transport et Voies de Communication, Petites et Moyennes Entreprises, Artisanat, assumant l’intérim du Gouverneur intérimaire, en mission de service à l’intérieur de la province.

Dans sa fiche technique, l’Inspecteur principal provincial a fait savoir que la province éducationnelle de l’EPST/Maniema1 aligne pour cette édition 11053 candidats. Ils sont répartis dans 36 centres, dont 18 dans la ville de Kindu, 10 dans le territoire de Pangi, 3 dans le territoire de Kailo, 3 dans le territoire de Punia et 2 dans le territoire de Lubutu.

Il a par contre attiré l’attention des autorités administratives provinciales, des parents et et de partenaires éducatifs sur la régression sensible du taux des filles candidates, qui est passé selon lui de 37%, à son arrivée à la tête de l’Inspection principale provinciale de l’EPST, à 27,8% cette année scolaire.

“(…) Je voudrais attirer votre attention pour éviter les discours, sur le fait que sur les 11053 candidats, le nombre de filles a baissé. Et je me suis posé beaucoup de questions, à quoi cela est dit. Autrefois, à mon arrivée, on était parti de 25%, on est allé jusqu’à 37 % des filles, mais curieusement, on redescend. Nous n’avons eu que 3076 candidates, ce qui représente 27,8% des filles. Par contre, les garçons, ils sont un peu plus nombreux”, a déclaré Jean-Marie Mwayesi Bileka, avant d’appeler à des réflexions profondes sur cette situation qui selon lui, s’observe plus dans les territoires de Pangi, Kailo et Lubutu. Il dit ne pas comprendre que le nombre des filles qui arrivent en sixième primaire est de loin supérieur aux garçons, mais à l’examen d’État, c’est l’inverse.

“Cette situation risque de nous retarder et de ne pas permettre l’envol de la jeune fille”, a-t-il martelé.

Il a en outre signaler la situation des trois centres, menacés de disparition. Il s’agit du centre de Kama et Pangi, dans le territoire de Pangi, ainsi que celui de Kailo.

“Kama hier berceau du savoir dans le Maniema, aujourd’hui ce milieu se vide. Où partent les candidats ? Est-ce l’exode rural ou ils sont dans les carrés miniers, alors que la place de l’enfant c’est à l’école ?”, s’est-il interrogé.

D’après toujours lui, le candidat le moins âge est une fille, et aura bientôt 16 ans. Par ailleurs, le candidat le plus âgé est un autodidacte, et est né le 25 décembre 1951, soit âgé de 70 ans.

Il importe de rappeler que ces épreuves vont s’étendre de ce lundi 12 au 24 juillet. Elles porteront sur la dissertation, les épreuves traditionnelles pour les options techniques, l’oral de français, ainsi que le jury pratique.

Kilikumbi Lusumbasumba Isaac depuis Kindu

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